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Non convaincus par les explications du gouvernement Tshibala : Les professeurs de l’UNIKIN maintiennent la grève !

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 «Aucune  suite n’a été enregistrée après les contacts que l’Association  des Professeurs de l’Université de Kinshasa (Apukin) a eus avec le gouvernement central dirigé par le Premier ministre Bruno Tshibala au sujet du mouvement de grève déclenché depuis le 20 avril dernier ».

C’est ce qu’a déclaré le président de l’Apukin,  M.Kitombole Tshovu,  au cours de l’Assemblée générale tenue vendredi 04 mai 2018 sur la colline inspirée pour faire une première évaluation sur cette crise.
Selon l’APUKIN, 2 semaines se sont écoulées depuis le déclenchement de la grève des professeurs de l’Université de Kinshasa.

Et ces derniers continuent à attendre les réponses du gouvernement à leurs revendications. Une attitude que les professeurs de l’UNIKIN considèrent comme de l’indifférence de la part de l’exécutif national. C’est pourquoi l’APUKIN a, au terme de  l’Assemblée générale tenue vendredi dernier, décidé de poursuivre le mouvement de grève déclenché depuis le 20 avril dernier.

Les professeurs de l’UNIKIN conditionnent la reprise du travail à au paiement du 2è palier prévu pour la paie des mois d’avril, mai et juin. Ils souhaitent aussi voir le 3è palier être soldé par le gouvernement à partir du mois de juillet.

Parmi les revendications des professeurs figure  aussi le remboursement de la créance des professeurs bénéficiaires des véhicules du contrat Apukin- ATC. Pour l’APUKIN, toute porte à croire que le gouvernement Tshibala ne fait preuve d’aucun empressement pour régler cette crise.

D’où la diversion à laquelle l’exécutif national se livre en affirmant qu’il compte créer une commission d’enquête pour contrôler les effectifs des professeurs. Car, pour le gouvernement, il y aurait des fictifs  sur le listing de paie des mois de janvier, février et mars !

Ces allégations sont rejetées en bloc par les professeurs membres de l’APUKIN qui proposent au gouvernement d’être payés sur base d’ d’anciens listings et soutiennent que s’il y avait  de ces fictifs, c’est le gouvernement qui devrait s’expliquer à ce sujet.

Mais, avant que cela ne  tienne, les professeurs s’interrogent sur le temps que prendra la constitution de la dite commission d’enquête. Encore que cela ne doit pas empiéter sur  le calendrier des activités académiques 2018-2019, au risque d’occasionner des conséquences néfastes sur la formation des étudiants. Surtout lorsqu’on sait que l’enseignement supérieur et universitaire en RDC  est critiqué par certains observateurs qui estiment qu’il est au rabais.

Avec l’actuel arrêt des cours suite au mécontentement des professeurs, il faut craindre que la situation s’aggrave encore. Le gouvernement a donc tout intérêt à travailler d’arrache- pied pour répondre rapidement aux revendications des professeurs comme il l’a fait pour les médecins.

Par Guylain Imbula/CP

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