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Les conséquences du conflit se faisant sentir sur de nombreuses familles : Un appel à la solidarité internationale en faveur des enfants du Kasaï lancé

Fatouma Ndiaye directrice mondiale de Unicef

La Directrice générale adjointe de l’UNICEF s’est investi dans cette mobilisation a le samedi à Kinshasa lors du lancement officiel du rapport de cette agence intitulé « Kasaï : les enfants, premières victimes de la crise »

Les affrontements sanglants entre des miliciens se réclamant du chef traditionnel Kamuina Nsapu d’une part et l’Armée ainsi que  la Police d’autre part dans les provinces du Kasaï central, du Kasaï et du Kasaï Oriental en 2016 et 2017 ont fait des dégâts énormes. La stabilité sécuritaire dans la région du Kasaï est certes revenue depuis la deuxième moitié de 2017, mais les conséquences du conflit sur les enfants se font sentir bien après la fin des combats.

C’est ce qui a amené le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), en collaboration avec le gouvernement congolais, à élaborer un rapport intitulé « Kasaï : les enfants, premières victimes de la crise ». Ce rapport a été officiellement lancé samedi au salon Congo du Grand Hôtel Pullman à Kinshasa par la Directrice générale adjointe de l’UNICEF, Mme Fatoumata Ndiaye qui vient de séjourner au Nord-Kivu et au Kasaï central. Elle avait à ses côtés trois membres du gouvernement de la RDC :

le ministre d’Etat au Budget, Pierre Kungudia en qualité de notable du Kasaï ; le ministre de la Coopération au développement, John Kwet ; et le ministre des Postes, Téléphone, Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PT-NTIC), Emery Ukundji qui a représenté le ministre de la Solidarité nationale et Action humanitaire.

La numéro 2 de l’UNICEF au niveau mondial, Fatouma Ndiaye a, à cette occasion, lancé un vibrant appel en ces termes : « Je voudrais réitérer l’appel aux bailleurs de ne pas oublier les enfants du Kasaï et de se montrer généreux afin que la reconstruction de la vie de centaines de milliers d’enfants affectés par la violence puisse se faire rapidement et de manière durable. Je tiens à remercier les bailleurs qui se sont déjà mobilisés pour les enfants du Kasaï ».

Qui dit le rapport de l’UNICEF sur les enfants victimes de la crise au Kasaï ?

Le rapport intitulé « Kasaï : les enfants, premières victimes de la crise » a été présenté par le représentant adjoint de l’UNICEF en RDC, M. Tajudeen Oyewale. Ce rapport indique que l’impact du conflit au Kasaï sur les enfants est grand car des milliers d’entre eux ont été utilisés par les milices. Les enfants ont été témoins de violence et des meurtres des membres de leurs familles et de leurs amis.

L’UNICEF estime à un demi-million le nombre d’enfants qui n’ont pas pu terminer l’année scolaire en 2017. Suite à cette crise, de nombreuses familles et leurs enfants ont perdu l’accès à la santé, à l’eau salubre, à l’assainissement et à une bonne alimentation. Le nombre d’enfants qui souffrent de la malnutrition aigue sévère dans la région du Kasaï est estimé à 400.000. Ils risquent de mourir.

Depuis janvier 2017, le gouvernement congolais, l’UNICEF et leurs partenaires ont pu assister plus de 70.000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère. En plus du traitement de la malnutrition aigüe sévère, le gouvernement de la RDC et l’UNICEF ont, depuis août 2016 (début de la crise), organisé  la vaccination de 2 millions d’enfants contre la rougeole, permis l’accès à l’eau et à l’assainissement à plus de 300.000 (trois cent mille) enfants et distribué des articles ménagers essentiels à plus de 100.000 (cent mille) personnes touchées par le conflit.

Ils ont également donné l’accès à l’éducation à plus de 20.000 (vingt mille) enfants et assisté plus de 1.700 (mille sept-cent) enfants libérés des milices. Si l’action humanitaire n’est pas renforcée cette année, 400.000 (quatre cent mille) enfants vont mourir des conséquences de la malnutrition aigüe sévère, des milliers d’enfants associées aux milices ne vont pas recevoir le soutien dont ils ont besoin et de nombreux enfants du Kasaï ne pourront pas retourner à l’école.

Par Norbert Tambwe

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