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Ebola: la ville de Kinshasa sous menace!

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La nouvelle épidémie s’étant déclarée non loin de Mbandaka, dans l’ex-Equateur, le danger pourrait venir des ports de la capitale qui accueillent plusieurs embarcations en provenance de cette région du pays.

L’épidémie d’Ebola sévit à nouveau en République Démocratique du Congo, précisément à Bikoro dans la province de l’Equateur à 125 Km de la ville de Mbandaka, où cette grave maladie a déjà fait 17 morts sur environ 25 cas recensés dans cette région du pays.

La résurgence de l’épidémie à l’Equateur suscite des inquiétudes à Kinshasa, la capitale, quand on sait que plusieurs embarcations exploitent le bief navigable du fleuve Congo pour le transport des personnes et des marchandises.

Une activité très lucrative, si l’on en juge par le nombre de ports fonctionnant le long du fleuve et la masse de personnes habitant Kinshasa et qui se rendent chaque jour dans ces différents pour y exercer leurs commerces ou acheter des produits agricoles et de pêche en provenance de la province démembrée de l’ex-Equateur ou de l’ancienne province Orientale.

Il suffit de faire un tour dans les nombreux ports privés qui longent l’avenue Poids Lourd, à Kingabwa, pour se rendre compte de la densité du trafic commercial qui s’y exerce et de l’afflux des personnes qui s’y rendent presque chaque jour.  En effet, plusieurs baleinières en provenance de Mbandaka, de l’ex-Bandundu, et des bateaux venant de l’ex-Province Orientale acheminent à Kinshasa non seulement diverses marchandises, mais aussi de nombreux passagers.

D’où la nécessité de renforcer les contrôles sanitaires dans ces ports à partir de Maluku jusqu’au chantier naval de Ndolo, afin d’éviter une éventuelle expansion de l’épidémie jusqu’à Kinshasa. Seul le renforcement de la surveillance dans ces ports permettra d’éviter la propagation de l’épidémie dans la capitale où les conséquences seraient dramatiques en cas de contamination.  C’est dans ce cadre que des éléments de la Croix-Rouge, avec des moyens de bord,  seraient déjà à pied d’œuvre dans les communes urbano-rurales de Maluku et de la N’sele, porte d’entrée à Kinshasa.

Ce travail de longue haleine devrait être soutenu par les autorités de la capitale, notamment le ministère de la Santé et le Gouverneur de la ville province de Kinshasa, lorsqu’on sait que plusieurs embarcations viennent chaque semaine de l’Equateur, des affluents du fleuve Congo pour approvisionner la capitale en produits agricoles et de pêche.

Avec une mobilité très limitée, le travail des éléments de la Croix Rouge s’annonce très difficile et risque de ne pas être efficace. D’où l’urgence et la nécessité de l’implication des autorités compétentes dans cette mission. Car, dit-on, mieux vaut prévenir que guérir.

S/T OMS vient en appui

L’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement dans le pays, ne laisse pas indifférente l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Son Directeur général, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, séjourne depuis samedi dernier à Kinshasa avec une forte délégation à sa suite.

Son déplacement consiste certainement à palper du doigt l’ampleur de cette nouvelle épidémie de fièvre hémorragie Ebola qui s’est déclarée à Bikoro, considéré comme l’épicentre. L’OMS aurait promis de débloquer un million de dollars américains pour stopper la propagation du virus, alors que le gouvernement congolais et ses partenaires travailleraient afin d’apporter une réponse face à cette épidémie.

Notons que la fièvre hémorragique Ebola est apparue pour la première fois dans l’ex-Zaïre (actuelle RDC) en 1976. La maladie vient d’un virus qui se transmet par contact physique avec des liquides corporels infectés. Le gibier de brousse est considéré comme un vecteur potentiel. Il s’agit de la neuvième épidémie d’Ebola sur le territoire du pays.

La dernière épidémie en RDC remonte en 2017 toujours dans la province de l’Equateur. Elle avait fait officiellement quatre morts puisqu’elle avait été vite circonscrite. Mais cette fois-ci le nombre de personnes décédées est élevé alors que le pays à déjà une expérience dans la gestion de l’épidémie.

Par TSM

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