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Transport en commun à Kinshasa: un terrain d’entente trouvé

transport en commun

La nouvelle grille tarifaire de l’Hôtel de ville de Kinshasa maintenue et la Banque centrale invitée
à produire plus de petites coupures pour faciliter les échanges entre conducteurs et clients

Le gouvernement congolais, à travers son ministère de l’Economie nationale, et les exploitants privés de transport en commun ont trouvé un terrain d’entente à l’issue de la réunion tenue hier mardi 22 septembre 2018. Réunion qui a été convoquée et dirigée par le ministre d’Etat Joseph Kapika.

Cette rencontre a connu la participation de plusieurs autres institutions du pays, à savoir l’Hôtel de ville de Kinshasa, la BCC (Banque centrale du Congo), l’Inspection provinciale de la Police, les transporteurs publics: Transco et Newtranskin, et les exploitants privés de ce secteur.

Le ministre d’Etat en charge de l’Economie nationales Joseph Kapika a expliqué, d’entrée de jeu, les raisons de la hausse du prix du pétrole à la pompe en RD Congo qui, selon lui,  était consécutive à la hausse du prix baril de ce produit au niveau mondial. Il a donc fallu à ce niveau trouvé un terrain d’entente particulièrement avec les exploitants privés de transport en commun qui, contrairement à la société Transco, ne bénéficient pas de la subvention de l’Etat.

Pour résoudre une partie de difficultés trouvées sur le terrain, il a été demandé à la BCC de produire une grande quantité de petites coupures, afin de permettre les échanges de monnaie entre les conducteurs de taxi et taxi-bus et leurs clients.

L’Institut d’émission, par le biais de son représentant a rassuré de décanter cette situation de petites coupures. Il a même confirmé que l’autorité monétaire travaille sur ce dossier depuis déjà quelques temps.

Bien qu’étant d’accord, le gouvernement, les exploitants privés de transport en commun, par le biais du président de l’ACCO, ont exigé l’application de la nouvelle grille tarifaire fixée par l’Hôtel de ville de Kinshasa consistant à revoir à la hausse le prix de transport en commun à Kinshasa, en augmentant par exemple le prix de la course de Matete-ISC/Gombe à 700Fc au lieu de 500Fc, prix qui était payé avant le troisième réajustement du prix du pétrole à la pompe dans le pays.

Rappelons que le gouvernement était en difficultés pour lever une option sur cette situation de transport en commun, quand on sait qu’il y avait deux exigences; des transporteurs privés et des étudiants, qui eux étaient appuyés par certaines structures de défense des consommateurs, comme l’ODC (Organisation pour la défense des consommateurs).

Les exploitants privés de transport en commun ne cessaient d’exiger l’application de la nouvelle grille tarifaire fixée par l’Hôtel de ville de Kinshasa. Ce qui a été d’ailleurs la raison principale du mouvement de grève de transport qui a paralysé la ville de Kinshasa le lundi 21 mai dernier.

Face à cette situation, le gouverneur a exigé, à son tour, aux  transporteurs de repeindre leurs véhicules aux couleurs nationales et de se faire enregistrer moyennant payement notamment de 20USD pour les petites voitures. De leur côté, les étudiants de Kinshasa ne jurent que par le maintien de l’ancien tarif de transport en commun.

Plusieurs institutions universitaires et académiques ont même marché dernièrement pour réclamer la baisse de prix de transport, après la publication de la nouvelle grille tarifaire par l’Hôtel de ville. Les étudiants ont été calmés par le ministre de tutelle, Steve Mbikayi, qui a promis d’œuvre pour «un tarif spécial des étudiants». Il reste à voir le résultat sur le terrain.

Par Lucien Kazadi T.

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