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Exploitation du pétrole dans les parcs Virunga et Salonga : La société civile dénonce la manœuvre du ministre des Hydrocarbures

parcs Virunga et Salonga

La perspective du déclassement de portions du Parc Virunga, inscrit au Patrimoine de l’humanité, soulève un tollé chez les Organisations de la société civile œuvrant dans le secteur de l’environnement et de la conservation de la nature.

Au cours d’une conférence de presse organisée hier jeudi le 24 mai au Centre d’Etudes pour l’Action Sociale(CEPAS), ces ONG se sont dites indignées par le projet du ministre actuel des hydrocarbures, Aimé Ngoi Mukena, de pouvoir déclasser partiellement les parcs de Virunga et de la Salonga au motif qu’il y aura l’exploitation du pétrole.

Les OSC sont scandalisées par ce projet de désaffectation d’une partie des blocs pétroliers 4 et 5 du Parc national des Virunga et des blocs 1 et 2 du Parc de la Salonga, présenté au gouvernement, le 28 mars de cette année par Aimé Ngoi Mukena.

Au total, 2, 767,5 km2 devraient être déclassés dans la Salonga, sanctuaires des singes bonobos, outre 400 km2 du bloc 5 du Graben Albertine et la totalité du bloc 4 (1320,75 km2), représentant 21,5% de la superficie totale du Parc des Virunga.

Lancement d’une campagne de sensibilisation

Selon M. Réné Ngongo, de l’ONG OCEAN, ces sites inscrits au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO sont des sites emblématiques. C’est la raison pour laquelle après s’être réunies, les OSC ont pris position contre ce projet en lançant une campagne de sensibilisation au niveau local, au niveau de ces deux sites et au niveau national et international pour empêcher ce choix qui risque compromettre les générations actuelles et futures.

Indiquant que la population congolaise a à gagner en préservant ce potentiel qui est unique au monde, M.Ngongo a fait savoir que l’exploitation du pétrole pourrait durer 30 ans et mettra en péril les générations futures. L’accent de cette sensibilisation, a poursuivi Réné Ngongo est mis sur la jeunesse dont l’avenir risque d’être compromis. La disparition de ces deux sites ne va pas également permettre à d’autres sites de persister, pour la simple raison que dans chacun de ces sites il y a soit du pétrole soit des minerais.

Des observateurs avisés estiment pour leur part que  les propositions du ministre des Hydrocarbures de déclasser de portions du Parc ne passeront pas, car elles sont potentiellement dangereuses. Selon eux, les rebelles Maï Maï, déjà impliqués dans la pêche illégale sur le lac Edouard, aux confins du Parc des Virunga, pourraient s’engouffrer dans les espaces abandonnés par les éco-gardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature.

En effet, les sociétés de sécurité privées engagées par les compagnies pétrolières n’ont pas vocation à protéger la faune et la flore. Cette même source veut croire que le Comité interministériel, qui doit encore se prononcer sur la proposition du ministre des Hydrocarbures, va la rejeter en raison de l’opposition du ministre de l’Environnement, Amby Ambatobe.

Par Thony Kambila

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