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L’aide à l’éducation : L’UNESCO satisfait des résultats enregistrés en 2016

Elèves de Collège Boboto à Kinshasa, lors d'un séminaire sur la CPI.

Le nouveau document d’orientation du Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) intitulé  « Aide à l’éducation : un retour à la croissance » révèle que l’aide à l’éducation a augmenté de 13%, soit 1,5 milliard de dollars, entre 2015 et 2016.

Face à cette augmentation, la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a vu un signe positif, avant de souligner que « l’éducation est de plus en plus reconnue par les donateurs comme une pierre angulaire du développement ».

Elle a fait cette annonce dernièrement lors de la Conférence ministérielle de l’espace européen de l’enseignement supérieur (EEES) ayant réuni  une soixantaine de ministres de l’éducation, à Paris. Selon elle, sans un financement renforcé de l’éducation, il sera difficile de mener à bien le programme de l’Objectif de développement durable 4 (ODD 4) englobant tous les niveaux de l’éducation.

Enseignement secondaire et les pays pauvres

A en croire les données du Rapport, moins d’un jeune sur deux achève un cycle d’enseignement secondaire. En citant l’exemple de la Norvège, le document indique que si tous les pays développés et certaines économies émergentes s’engageaient à allouer 0,7% de leur revenu national à l’aide à l’éducation et 10% de leurs portefeuilles de projets à l’éducation, il y aura suffisamment de ressources pour assurer l’achèvement universel de l’enseignement secondaire, rapporte l’ONU.

Quant au Directeur du Rapport GEM, Manos Antoninis, les donateurs doivent se concentrer davantage sur l’enseignement élémentaire et secondaire, ainsi que sur les pays les plus pauvres. Question de combler le déficit de financement qui freine les progrès de l’éducation dans le monde. Et de prévenir que « cela ne résoudra pas les défis majeurs auxquels sont confrontés les pays à revenu intermédiaire inférieur dans le domaine de l’éducation ».

Par ailleurs, le Rapport s’est également penché sur la nécessité de réduire le coût de l’emprunt pour l’éducation et d’accroître les capacités de prêt des banques de développement. Car le document note que plus d’un tiers de l’aide  alloué aux pays à revenu intermédiaire inférieur revêt la forme de prêts et que le coût du crédit dissuade de nombreux pays d’emprunter pour l’éducation. Par conséquent, la part de l’éducation dans les prêts de la Banque mondiale aux pays à revenu intermédiaire a reculé de 8,2% en 2012 à 4,7% en 2017.

Signalons que les deux tiers de l’augmentation observée en 2016 par l’UNESCO concernaient l’éducation de base, financée à environ 50% par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Banque mondiale. La Norvège, quant à elle, a dépensé 12 fois plus que les Usa en termes de la part du produit national brut (PNB) consacrée à l’aide à l’éducation de base

PAR TSM

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