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Ayant fait appel du verdict rendu par la Chambre de première instance : Le sort de Jean Pierre Bemba ce vendredi

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Bazaïba, Muzito… ont effectué le déplacement de La Haye pour soutenir l’ancien vice-président de la République qui entend prendre part à la prochaine présidentielle en RDC  

Quitte ou double pour Jean-Pierre Bemba ce vendredi 8 juin à La Haye. La chambre d’appel de la Cour pénale internationale rendra le verdict au cours de l’audience publique qui sera très suivie par les Congolais. L’affaire  » le procureur contre J.P Bemba Gombo « , ce dernier détenu à la Cour pénale Internationale depuis 2007, va connaitre enfin son dénouement après de longues années d’impatience.

Poursuivi par cette instance judiciaire, en tant que chef militaire, de deux chefs de crime contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois chefs de crimes de guerre (meurtre, viol et pillage), commis en République Centrafricaine entre octobre 2002 et mars 2003, le président du Mouvement de Libération du Congo (MLC), alors mouvement politico militaire, a été condamné le 21 juin 2016 à 18 ans d’emprisonnement. C’est suite à cette décision qu’il avait interjeté appel tandis que le procureur avait fait appel de la peine.

De fortes chances pour la libération de Jean-Pierre Bemba

A l’heure où tous les projecteurs sont braqués à La Haye pour la fin d’un procès qui aura duré une décennie, tout semble concourir à l’élargissement du patron du MLC. Ce qui justifie en partie la forte délégation de ce parti conduite par sa secrétaire générale Eve Bazaiba Masudi qui a effectué le déplacement de la Haye.

Il faut noter qu’Adolphe Muzito séjourne également en Hollande pour la même visée.  Tout au long du procès, il a été prouvé à maintes reprises que l’intéressé ne s’est jamais rendu en terre centrafricaine durant toute la période qu’a duré le conflit.

Et ses troupes ont été placées sous le commandement de l’armée régulière centrafricaine.  Ange Félix Patassé, chef de l’Etat à l’époque, et à l’invitation de laquelle les troupes de Jean-Pierre Bemba s’étaient rendues à Bangui à la rescousse du régime légal et légitime, mais tombé sous la menace de la rébellion, avait plus d’une fois sollicité de témoigner devant le tribunal. Sa démarche n’avait jamais trouvé satisfaction.

Qui plus est, plusieurs autres troupes étrangères étaient opérationnelles à coté de l’armée régulière.
Elles n’ont jamais intéressé la CPI. L’appel de l’ancien secrétaire d’Etat américain en charge des Affaires africaines pour la relaxation de Jean-Pierre Bemba concourt également à ce que l’intéressé soit relaxé.  Tout semble indiquer que le procès Bemba était politique. Du fait que les concertations nationales avaient retenu dans ses résolutions l’assistance du gouvernement au pensionnaire de la CPI. .
Sous aucune forme, l’assistance n’a eu lieu.  Son innocence est pratiquement établie pendant que les membres de son parti se sont livrés à d’intenses séances de prières de supplication pour implorer la grâce de Dieu.

Au sein de ce parti d’ailleurs, on a toujours cru qu’  » Avec Dieu, nous vaincrons « . Si le verdict est rendu en faveur de ce sénateur, cela risque de perturber tous les calculs relatifs à la prochaine présidentielle prévue le 23 décembre de cette année.

Car, comme n’ont cessé de le dire les cadres, membres et sympathisants du MLC,  » Igwe  » sera candidat à cette course, celui-là même qui avait perdu en 2006 face à Joseph Kabila, au deuxième tour de la présidentielle, sous la houlette de l’abbé Malumalu Apollinaire, alors président de la Commission électorale indépendante (CEI), décédé il y a de cela plus de deux ans.

  Même s’il se déclarait candidat après sa libération, JP Bemba ferait mieux de s’inscrire dans la logique de la candidature unique pour toute l’Opposition, en vue d’espérer finalement l’alternance au sommet de l’Etat en décembre prochain.

Par GO

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