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A 6 mois des élections tant réclamées : Kinshasa relance sa coopération militaire avec Moscou

Léonard She Okitundu et le vice-ministre russe des Affaires Etrangères Mikhail Bogdanov

Des sources proches des institutions signalent que Kinshasa se tourne vers la Russie pour contourner les pressions de l’Occident. Ce qui fait que  l’Assemblée nationale a voté le vendredi 9juin dernier le projet de loi autorisant la ratification par la RDC de la convention sur la coopération militaire et technique entre la Fédération de Russie et la RDC, signée le 21 juillet 1999 à l’époque du feu Laurent Désiré Kabila.

Ce texte de loi répond au besoin d’une coopération militaire et technique pour la montée en puissance des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et permet ainsi à la RDC de bénéficier des avantages à long terme issus de cette convention, note l’Agence Congolaise de presse(ACP).

Cette coopération va se réaliser notamment, par la livraison des armements et matériels de guerre, des équipements spécifiques ainsi que par l’exploitation, l’entretien, la préparation et la modernisation des armements et matériels de guerre livrés.

Les missions de conseil, la livraison des pièces de rechanges, l’instruction, l’entrainement et la formation des spécialistes dans les centres et écoles militaires russes figurent également parmi les objectifs assignés dans le cadre de cette coopération. La ratification par la RDC de la convention sur la coopération militaire et technique entre la Fédération de Russie et la RDC que Moscou s’implante en RDC en Centrafrique.

Mais l’objectif, à terme de cette convention, c’est également la coopération économique et commerciale dans les secteurs des mines, des énergies et de l’agriculture.  Avant la ratification de ce document par les députés congolais, le vice-ministre russe des Affaires Etrangères, Mikhaïl Bogdanov a effectué une visite à Kinshasa où il a eu des rencontres avec les officiels congolais dont le vice -premier ministre et ministre congolais des Affaires Etrangères, Léonard She Okitundu.

Moscou lorgne le sous-sol congolais, comme en témoigne le compte-rendu de la rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères Lavrov et She Okitundu à Moscou en mars 2017.   » Ils ont souligné les bonnes perspectives de partenariat dans le secteur de l’exploitation minière, de l’énergie et de l’agriculture « , disait alors le communiqué russe.

Une convention vieille de 19 ans  

A l’époque, le président Laurent Désiré Kabila était en guerre contre les rebelles du RCD. Mais en arrivant au pouvoir deux ans plus tard, son fils Joseph Kabila avait voulu une rupture avec son père et s’est alors ouvert à la France et la Belgique, note un analyste congolais. En bras de fer avec l’Occident en rapport avec les situations en Syrie, Crimée, la Russie s’intéresse à l’Afrique.

En effet, l’Accord de coopération militaire et technique entre Kinshasa et Moscou dormait dans les tiroirs depuis 19 ans sans être appliqué. Les députés congolais viennent de l’exhumer au lendemain de la visite à Kinshasa du vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov. Mais derrière, il y a aussi des enjeux politiques.

Le chef de la diplomatie russe était dernièrement à Kigali, Bangui et Addis Abeba.  Mais le contexte congolais suscite de réactions surtout que cet accord de coopération  militaire adopté vendredi est signé   à 6 mois des élections générales alors que Kinshasa  est sous la pression des occidentaux.

A l’époque de la signature de cet accord en 1999 par  L.D.Kabila, cet Accord avait été perçu comme  » un accord de défi « , alors que  M’Zee se sentait  » lâché par ses alliés traditionnels ».

Par GKM

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