..."/>

Conciliabules de Paris et Bruxelles : Kinshasa rappelle son ambassadeur en Angola

ambassadeur en Angola, Gustave Beya Siku

Après la tripartite mal digérée de l’axe Paris-Bruxelles dont la RD Congo a fait les frais, le régime de Joseph Kabila ne décolère pas.  Kinshasa vient, en effet, de rappeler son ambassadeur en Angola, Gustave Beya Siku, pour consultation.  Sauf simple menace, cette attitude dénote un signal précurseur d’un début de détérioration, non souhaitée, d’excellents rapports entre les deux pays voisins.

En agissant de la sorte, les autorités congolaises ont voulu exprimer leur mécontentement envers leur allié traditionnel qu’est la République sœur d’Angola. Non seulement que cette dernière a pris une part active à ces deux rencontres, mais le voisin du Sud s’est permis d’endosser le maillot de porte- parole des participants aux rencontres auxquelles la RDC n’a pas pris part.

C’est en des termes à peine voilés que le nouveau dirigeant angolais a décrit l’initiative proposée par le Rwanda sur l’avenir de la RD Congo. Les élections en RDC doivent se tenir fin 2018 sans la participation de Joseph Kabila : telle a été la quintessence du message communiqué par le président angolais Joao Lourenço. Ces propos que Kinshasa n’a jamais digérés ont sensiblement refroidi les rapports entre les deux Etats.  Curieusement, la RDC n’a pas du tout réagi contre son voisin de l’Est, le Rwanda, auteur de l’initiative au centre des discussions lors des deux rencontres.

Les raisons d’une déconsidérationa

Fortement intéressé par ce dossier, le peuple congolais s’interroge encore sur l’absence de la RD Congo à ces deux rencontres de Paris et Bruxelles.  Pourquoi la RDC n’a pas été conviée à ces réunions ?  Beaucoup de réactions ont été enregistrées à ce propos.  Les unes condamnant l’incurie de la RDC, voire son auto disqualification sur l’échiquier mondial, les autres soutenant l’attitude des soi disant conspirateurs de la RDC.

Dans tous les cas, il est fort à craindre que l’image du géant d’Afrique centrale ne soit ternie de l’intérieur par sa politique interne qui impacte sur les rapports entre gouvernants et gouvernés, principalement en cette période préélectorale.

Le pays de Patrice Emery Lumumba qui ne cesse de brandir la souveraineté nationale devrait savoir servir d’exemple quant au respect de la constitution, même s’il considère que ses  deux voisins ne constituent pas des modèles attitrés. La RDC ne devrait pas se lamenter outre mesure d’autant que ceux qu’elle croit s’être désolidarisés d’elle bénéficient des circonstances atténuantes aux yeux des pays organisateurs.

Par GO

*

*

Monter

Login

Lost your password?