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Crise politique en RDC : Antonio Guterres et Moussa Faki attendus à Kinshasa !

Antonio Guterres et Moussa Faki

L’évacuation des incertitudes qui pèsent sur le processus électoral pourrait être la trame de leurs entretiens avec les dirigeants du pays

Des informations de sources diplomatiques à Kinshasa rapportent que MM. Antonio Guterres et Moussa Faki, respectivement secrétaire général des Nations unies et président de la Commission de l’Union Africaine effectueront une mission conjointe dans quinze jours qui suivent à Kinshasa, où ils comptent rencontrer les autorités congolaises ainsi que des représentants de formations et plateformes politiques ayant pignon sur rue en RDC.

Comme on peut le constater, les deux personnalités politiques de haut rang séjourneront en RDC à un moment très critique de son histoire, caractérisée par une crise de légitimité aggravée par de multiples entraves à la tenue rapide d’élections libres, démocratiques et transparentes.

Bienvenue au tandem Guterres-Moussa

Que peuvent attendre les 70 millions de Congolais déjà chauffés à blanc de ce tandem politique international, considéré à  tort ou raison comme celui de la dernière chance pour la RDC, de plus en plus menacée d’implosion à brève échéance ?

Pour l’homme de la rue, qui redoute une immanente montée de violences dans ce pays, Monsieur Antonio Guterres  devrait enclencher sans plus tarder la légendaire diplomatie préventive des conflits de l’Onu en vue de mettre le peuple congolais à l’abri d’éventuels affrontements liés aux élections, tandis que Monsieur Moussa Faki s’emploierait à faire fléchir le président Kabila qui voudrait se représenter à la prochaine présidentielle, en violation flagrante de la Constitution et de l’Accord politique Global de la Saint Sylvestre.

Pour les Congolais dans leur majorité, Antonio Guterres et Moussa Faki doivent tout mettre en œuvre pour réarmer moralement la classe politique congolaise, qui doit surmonter sa  « trouille » en exigeant l’épuration systématique et décisive des rouages de la Commission Electorale Nationale Indépendante , l’abandon pur et simple de la machine à voter au profit du système de vote classique qui consacre le secret des scrutins et enfin, la revisitation du fichier électoral et le retrait  pur et simple du surplus de bulletins de vote dénoncé par les enquêteurs des forces politiques et sociales acquises au changement radical. En attendant d’en savoir davantage sur les enjeux de la mission de Guterres et de Faki, les Congolais leurs souhaitent d’ores déjà la bienvenue.

Par Bamporiki Chamira

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