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Bancarisation: les banques accusées de s’enrichir sur le dos des agents de l’Etat

Bancarisation en rdc

Au niveau du secteur de l’Enseignement où il y a plus 400.000 salariés, les tenues de comptes et frais prélevés sont jugés exorbitants!

Dans le secteur de l’Enseignement Primaire et Secondaire, les statistiques relèvent qu’il y a plus de 400.000 enseignants à travers le pays. Une grosse portion des agents de l’Etat pris en charge dans le système de bancarisation pour le paiement de leurs salaires. Et les enseignants, à travers leurs syndicats, accusent la plupart des banques commerciales, sélectionnées par l’Etat congolais pour assurer ce système de bancarisation, de s’enrichir sur leur dos.

Cette situation a été déplorée au cours d’une assemblée générale de l’enseignement, tenue le lundi 18 juillet à Kinshasa par la Synergie des syndicats des enseignants en RD Congo, dont le Synecat (Syndicat national des écoles conventionnées catholiques).  Ainsi, les banques prélèvent des frais de tenue de compte et plusieurs autres frais qui coûtent très chers sur l’enveloppe salariale d’un agent de l’Etat.

Les enseignants ont invité leurs représentants à prendre langue avec les autorités du pays, à travers celui chargé de la bancarisation, ainsi qu’avec les banques pour qu’une solution soit trouvée, afin de permettre à l’enseignant, dont le salaire est déjà modique, de mieux respirer.

Certains font remarquer que ce n’est pas le même taux de change qui est utilisé aujourd’hui dans la paie des fonctionnaires et agents de l’Etat, que celui de l’époque où la bancarisation a été lancée à travers le pays.

C’était au temps du gouvernement Matata Ponyo, qui s’était caractérisée par une stabilité macroéconomique, où le taux de la monnaie nationale, le franc congolais était restée stable pendant plus de 4 ans dans le pays. L’Etat congolais a tout intérêt à négocier de nouveau avec toutes ces banques pour que d’autres frais, dans le cadre de cette bancarisation, soient élagués.

Importance de la bancarisation

Il faut relever que la bancarisation demeure importante pour le gouvernement, qui contrôle désormais la masse salariale qu’il déverse sur l’ensemble du pays et le nombre de tous ses salariés. Une réforme qui, en outre, avait permis d’élaguer les fictifs sur les circuits de paiement des salaires par l’Etat,  a été approuvée par les fonctionnaires et agents de l’Etat, qui étaient désormais protégés  de certains prédateurs, qui n’étaient rien d’autre que les comptables d’Etat et autres agents payeurs.

Ainsi, la bancarisation de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat est un vaste projet, qui a toujours été inscrit dans le cadre des réformes institutionnelles prônées par le gouvernement en vue de renforcer l’efficacité de l’Etat. Elles visaient à son lancement le respect du critère continu du Programme Economique du Gouvernement (PEG), relatif à la non-accumulation des arriérés de salaires.  Ce qui a impliqué l’harmonisation préalable du circuit de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat.

Sur le plan pratique, ce projet a toujours visé au paiement des salaires par voie de compte bancaire, étant entendu que les banques intervenantes, partenaires du gouvernement, ont au préalable ouvert des comptes individuels en faveur des bénéficiaires, selon les usages en la matière.

Les chiffres de la commission de la bancarisation

Les effectifs de l’Administration et des institutions politiques à son lancement s’élèvent à 1.001.298 unités. En déduisant les 123.097  retraités, les effectifs à bancariser se chiffrent à 878.201 unités. La bancarisation de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat est le premier jalon dans la restauration de la légalité dans la gestion administrative, de la discipline budgétaire et de l’orthodoxie financière, en vue de la promotion de la bonne gouvernance.

En effet, l’amélioration de l’exécution de dépenses de rémunérations amènerait à rationaliser près de la moitié de  dépenses publiques, étant donné le fait que les dépenses de rémunérations absorbent près de 40% des ressources budgétaires propres.

Dans cette optique, le gouvernement a eu recours aux techniques modernes visant l’informatisation et l’intégration du circuit ainsi que du système de paie et, partant, l’instauration de la transparence et du contrôle permanent par tous les intervenants.

Le projet a permis au gouvernement de maîtriser les effectifs et  la masse salariale par la consolidation du fichier unique de tous les fonctionnaires de l’Etat, lequel constitue la première étape de la modernisation de l’administration publique et de l’élaboration d’une politique salariale cohérente et plus motivante pour les fonctionnaires et agents de l’Etat.

Par Lucien Kazadi T.

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