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Evaluation pédagogique de l’année scolaire 2017-2018 :Les enseignants déplorent l’inefficacité de certaines réformes initiées dans le secteur de l’ESP

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Plusieurs réformes ont été initiées dans le secteur de l’Enseignement Secondaire et Primaire, depuis un certain temps en République Démocratique du Congo. Des réformes qui, selon plusieurs enseignants sont loin d’aboutir.

C’est ce que les enseignants ont fait remarquer au cours de l’assemblée générale organisée par la Synergie des syndicats de l’Enseignement de la RDC, parmi lesquels le Synecat (Syndicat national des écoles catholiques), le 18 juillet 2018, au centre «Libala Mwinda» à Kinshasa.

Certaines délégations d’enseignants étaient venues de l’arrière-pays. Le cas de la délégation de Kikwit, pour la nouvelle province du Kwilu, ainsi que celles de Boma, Moanda et Kasangulu pour le Kongo-Central.

La rencontre avait deux points dans l’ordre du jour, notamment l’évaluation de l’année scolaire 2017-2018. Une évaluation faite sur les plans administratif, financier et pédagogique. Les représentants des enseignants ne sont pas allés par le dos de la cuillère pour relever que, plusieurs réformes lancées dans le secteur de l’Enseignement n’ont pas donné les résultats escomptés.

Les participants ont aussi déploré le fait que les enseignants ne sont pas suffisamment informés sur ces réformes. C’est le cas de la réforme qui va être appliquée au cours de l’année scolaire prochaine 2018-2019, sur le prolongement du cycle primaire qui passe désormais de 6 ans à 8 ans.

Les enseignants, à travers leurs représentants, souhaitent avoir plus d’informations sur cette nouvelle réforme, afin de  savoir comment adapter leurs enseignements par rapport à cette nouvelle exigence. Un constat qui donne d’ailleurs raison à ceux qui ont toujours réclamé les «états-généraux de l’Enseignement», afin de débattre d’un «nouveau système éducatif» au pays conformément à l’évolution des choses à travers le monde.

D’autres points préoccupent aussi les enseignants concernant toujours l’évaluation de l’année scolaire 2017-2018. Et ces points doivent constituer les sujets à débattre dans les prochaines assises du secteur.

Il s’agit, entre autres, du concours organisé pour l’admission des nouveaux «inspecteurs de l’enseignement», du conflit de compétence qui ne cesse d’opposer l’ancien ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel scindé en deux; le ministre l’Enseignement Secondaire et Primaire et celui de la Formation professionnelles, Métiers et Artisanat), ainsi que du problème de non-respect de surveillance des examens d’Etat.

Pour ce qui de la surveillance des épreuves des examens d’Etat, les responsables au sein du ministère de l’ESP auraient préféré aligner leurs connaissances et des membres de familles en lieu et place des enseignants des écoles primaires qui ont toujours été sélectionnés, conformément à la loi, pour surveiller ces examens de fin du cycle secondaire en RD Congo.

Une fois de plus le clientélisme a été décrié dans l’organisation du concours d’admission des nouveaux inspecteurs, où les candidats qui n’ont pas participé aux épreuves sont à la fin retenus. Une situation qui a provoqué la colère de nombreux participants qui affirment avoir réussi à ce concours. A ce niveau, les regards sont de nouveau fixés sur le patron de l’ESP pour qu’une solution soit vite trouvée.

Une note noire qui a marqué ces travaux est la mort d’un enseignant qui avait succombé lors d’une bousculade survenue dans une banque, au niveau de Limete, au moment de la paie. Les enseignants et professionnels de ce secteur, pris en charge dans le système de bancarisation du payement des fonctionnaires et agents de l’Etat, se bousculent parfois devant les banques pour être parmi les premiers à être servis. Beaucoup d’incidents du genre se produisent actuellement, comme en témoigne le drame qui vient de coûter la vie à un enseignant à Limete.

PAR LUCIEN KAZADI T.

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