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Réforme du système éducatif : Les enseignants demandent la prise en compte de leurs conditions sociales

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Il revient au gouvernement de pouvoir reprendre ses responsabilités en prenant réellement les enseignants en charge, et d’alléger les parents d’élèves ayant porté ce fardeau suit au concours des circonstances

Le gouvernement de la République, à travers le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), compte apporter de vastes réformes dans le secteur éducatif du pays. Déjà pour l’année scolaire 2018-2019, l’école primaire passe de 6 à 8 ans sur toute l’étendue du territoire national. Le motif serait notamment de relever le niveau des élèves qui terminent le cycle primaire. La construction de plusieurs écoles, selon les normes requises, figure aussi dans les projets du gouvernement.

Des enseignants oubliés

Malgré ces efforts fournis par l’exécutif national pour que les écoliers étudient dans de meilleures conditions, les enseignants se sentent oubliés dans cette réforme. Ces derniers exigent également la prise en compte de l’amélioration de leurs conditions sociales. Ces desiderata ont été exposés également, samedi dernier, au cours de l’Assemblée générale du Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO).

Ces enseignants craignent d’être oubliés par le gouvernement, raison pour laquelle, ils ont voulu attirer l’attention des autorités, qui semblent totalement abandonner la prise en charge de ces éducateurs entre les mains des parents d’élèves. Une situation qui perdure depuis plusieurs décennies, alors que les parents eux-mêmes ne vivent pas des jours heureux, et sont contraints de faire de grands sacrifices pour assurer la scolarisation de leur progéniture.

A en croire ces professeurs, tant que leur situation ne sera pas prise en compte, on aura beau construire de belles écoles, rallonger la durée des études primaires et doter ces écoles de grandes bibliothèques, rien ne changera. Que peut-on attendre d’un enseignant affamé ? C’est la grande question que beaucoup de personnes se posent, au moment où le système éducatif congolais a besoin d’un nouveau souffle pour revaloriser le diplôme congolais, surtout à l’extérieur du pays.

Le moins que l’on puisse dire, la plus grande erreur de la politique du gouvernement concernant l’éducation dans le pays est  de ne pas mettre l’homme, l’enseignant, au centre de l’action. C’est ainsi que les écoles se sont transformées en lieux de commerce, les cours supplémentaires monnayés gagnent du terrain, les travaux manuels ont perdu leur sens. Autant de choses décriées par les parents, qui ne savent plus à quel saint se vouer lorsque ces méfaits sont commis au nom de la survie.

Il revient au gouvernement de reprendre ses responsabilités en prenant réellement les enseignants en charge, et d’alléger les parents d’élèves ayant porté ce fardeau suite au concours des circonstances. Depuis, cette prise en charge est institutionnalisée par l’Etat, pourtant  censé payer normalement ses salariés.

Par Tantia Sakata

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