..."/>

Ebola à Beni : la sensibilisation au respect des règles hygiéniques recommandée

Beni

Une semaine après avoir annoncé la fin de la neuvième épidémie à virus Ebola dans la province de l’Equateur, la République Démocratique du Congo fait face à une nouvelle apparition de cette maladie dans l’aire de santé de Mangina, dans le territoire de Beni, en province du Nord-Kivu.

Pour faire face à cette nouvelle épidémie, 53% des personnes interrogées par Radio Okapi, une chaîne parrainée par la MONUSCO, soit 898 sur un total de  1674, souhaitent voir les instances compétentes sensibiliser la population au respect des règles hygiéniques ; 34%, soit 581 personnes interviewées, voudraient voir ces instances faire appel à une mobilisation nationale et internationale ; tandis que 12%, soit 205 participants au sondage de la Rasio Okapi plaident pour l’interdiction des mouvements de la population à (ou de) Beni.

Pour leur part, les analystes  estiment que ces trois propositions sont aussi toutes pertinentes et doivent être appliquées de manière cumulative, afin d’empêcher la propagation de la maladie et protéger la population. Dans cette optique, ils encouragent le Gouvernement de la RD Congo à accepter de travailler avec tout partenaire de l’Etat congolais disposé à apporter sa contribution à l’éradication de cette calamité.

La MONUSCO propose son appui logistique

La proposition de la MONUSCO constitue, à cet égard, une bouffée d’oxygène non négligeable. A en croire Radio Okapi, le Représentant spécial adjoint de la MONUSCO, David Gressly, a déclaré que la Mission onusienne se tient prête à appuyer tous les efforts des autorités congolaises, selon ses moyens disponibles dans la mise en place logistique de la riposte à la maladie, comme cela avait été le cas précédemment à Mbandaka il y a quelques semaines, lors de la précédente épidémie.

Une délégation composée de David Gressly, du ministre congolais de la Santé, du gouverneur de la province du Nord-Kivu et des représentants des agences onusiennes s’est rendue à Mangina, localité de 60.000 habitants située à 42 kilomètres au sud-ouest de la ville de Beni et épicentre de la maladie à virus Ebola, pour non seulement marquer sa solidarité avec les populations locales, mais également s’enquérir de la situation épidémiologique sur le terrain.

A l’issue de la visite à Mangina, le ministre de la Santé, le Dr Oly Ilunga, a indiqué que des laborantins et épidémiologistes de l’Institut National de Recherche Biologique (INRB) allaient rapidement déployer un laboratoire d’analyses non loin de l’aéroport de Beni.

Au micro des radios locales citées par Radio Okapi, le gouverneur de province du Nord-Kivu, Julien Paluku, a appelé les populations du territoire de Beni à ne pas céder à la panique, à éviter les mouvements vers d’autres agglomérations et à observer les mesures d’hygiène, en mettant l’accent sur le lavage régulier des mains pour prévenir la maladie.

Chasser Ebola et l’insécurité

Les analystes craignent de voir la maladie devenir incontrôlable à cause des défis sécuritaires liés à la présence de nombreux groupes armés dans le Nord-Kivu connu comme l’une des provinces les plus peuplées de la République démocratique du Congo avec une population estimée à environ huit millions d’habitants et dans laquelle s’observe un mouvement quasi-permanent des populations vers d’autres régions, car elle est voisine aux provinces du Sud-Kivu au sud, du Maniema et de la Tshopo à l’ouest, de l’Ituri au nord ; et au pays cher à Yoweri Museveni, l’Ouganda, à l’est.

Pour cette raison, la communauté internationale a intérêt à mobiliser davantage des moyens en vue de chasser aussi bien Ebola que l’insécurité au même moment.

Par Marcel Tshishiku

*

*

Monter

Login

Lost your password?