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Selon des experts du PRONANUT et de l’UNICEF : L’allaitement maternel, un moyen efficace de combattre la malnutrition et de réduire la mortalité infantile

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La communauté internationale commémore du 1er au 7 août 2018, comme chaque année, la semaine mondiale de l’allaitement maternel. C’est une semaine consacrée à la promotion de l’allaitement au sein en général, et de l’allaitement maternel exclusif du nourrisson jusqu’à l’âge de 6 mois.

C’est dans ce cadre qu’un groupe de journalistes membres du Réseau des Journalistes Amis de l’Enfant (RJAE) représentant les quotidiens « La Tempête des Tropiques » et « La Référence Plus » ainsi que la RTNC Radio, la radio Top Congo Fm et la radio Trinitas FM ont interviewé vendredi 3 août trois experts en nutrition.

Il s’agit du Dr Toussaint Tusuku, chef de division chargé des interventions au Programme National de Nutrition (PRONANUT), de Mme Viviane Malemba, chef de service de réhabilitation nutritionnelle au PRONANAUT et du Dr Annie Mitelezi, administrateur chargé de la nutrition au Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en RDC.

Le Dr Toussaint Tusuku, du PRONANUT, affirme que les nouvelles directives sur l’allaitement recommandent que dans l’heure qui suit l’accouchement, le nouveau-né soit allaité par sa mère. A partir de ce moment, soutient-il, l’enfant doit être exclusivement allaité au sein par sa mère jusqu’à l’âge de 6 mois.

L’allaitement exclusif au sein, explique-t-il, signifie qu’on ne donne à l’enfant que du lait maternel et aucune autre boisson ou aliment, même pas de l’eau, pour qu’il ait une croissance, un développement et une santé optimale. Le lait maternel est un aliment idéal pour l’enfant car il contient tout ce qui est nécessaire pour sa bonne croissance. Après l’âge de 6 mois, le lait maternel seul ne suffit plus à l’enfant. Le Dr Tusuku indique qu’à partir de ce moment, il faut ajouter à l’enfant des aliments de complément.

Il parle d’une alimentation à quatre étoile parce qu’il s’agit des aliments qui apportent tout ce qui nécessaire à l’enfant à quatre niveau : les aliments de base (riz, maïs, pommes de terre, banane, …) ; les aliments riches en protéines animales (œuf, lait de vache, chenilles, poissons, viande, …) ; les aliments riches en protéines végétales (haricots, niébé, arachide, …) ; les aliments riches en micronutriments et en vitamines (fruits, légumes, …). Un enfant doit être allaité au sein jusqu’à l’âge de 2 ans.

Un enfant bien allaité au sein résiste aux infections et aux maladies

Selon la nutritionniste Annie Mitelezi de l’UNICEF/RDC, il y a un lien entre l’allaitement maternel et la malnutrition. Un enfant qui est allaité au sein ne souffrira pas de  malnutrition, affirme-t-elle. La malnutrition, explique ce médecin nutritionniste, contribue à 40% à la mortalité infantile. Il est démontré, soutient-elle, que l’allaitement maternel contribue à la réduction du taux de mortalité et du taux de morbidité chez les enfants.

Un enfant bien allaité, indique-t-elle, reçoit des anticorps qui font qu’il ne tombera pas souvent malade. Et même s’il est malade, ce ne sera pas grave. L’allaitement maternel permet à l’enfant de ne pas contracter des maladies courantes telles que les diarrhées, la pneumonie et les autres infections respiratoires aigües, dit-elle.

Pour sa part, la nutritionniste Viviane Malemba du PRONANUT soutient qu’une femme allaitante doit être pleine d’énergie, être en bonne santé et dans un bon état nutritionnel afin de pouvoir bien allaiter son bébé. Une femme allaitante, indique-t-elle, doit consommer deux reps supplémentaires par jour.

Si auparavant elle avait deux repas par jour, dès qu’elle devient une femme allaitante, elle doit avoir quatre repas par jour. Il n’y a pas d’aliments privilégiés pour une femme allaitante, affirme Mme Malemba. Elle doit manger à satiété tout ce qui est disponible, consommer la sauce et boire beaucoup d’eau. La nutritionniste Malemba est revenue sur les avantages de la mise au sein du nouveau-né dans l’heure qui suit l’accouchement.

Le colostrum qui est le premier lait maternel après l’accouchement, explique-t-elle, est très riche en anticorps, renforce le système immunitaire de l’enfant et le protège contre des maladies infectieuses. L’UNICEF appuie le gouvernement congolais pour la mise en place des directives en matière d’allaitement.

Selon le Dr Annie Mitelezi, administrateur chargé de la nutrition à l’UNICEF, indique que cette agence de l’ONU appuie techniquement et financièrement le gouvernement à travers le PRONANUT, un programme spécialisé du ministère de la Santé, pour la mise en place des normes et des directives en matière d’allaitement. Financièrement, l’UNICEF accompagne le gouvernement congolais dans le cadre des formations pour le renforcement des capacités.

Le gouvernement forme les prestataires qui sont sur le terrain pour qu’ils connaissent les normes et les directives sur l’allaitement maternel. Le gouvernement forme aussi les membres des communautés de base   pour qu’ils sachent ce qu’il faut faire en matière d’allaitement et d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant.

Par Norbert Tambwe

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