..."/>

Lors d’une session de formation organisée à Kinshasa par la Commission Episcopale Justice et Paix de la CENCO, 104 jeunes congolais éduqués à l’édification de la paix en RDC

104 jeunes congolais, délégués par huit paroisses de l’Eglise Catholique du doyenné Saint Kibuka de Masina, une commune de la ville de Kinshasa, ont participé, samedi 11 août, à la session de formation co-organisée dans l’enceinte de la paroisse Divin Maître de Masina, par la « Commission Episcopale Justice et Paix » de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CEJP/CENCO) et « Pax Christi International », sur le thème « Education des jeunes à l’édification de la paix en République Démocratique du Congo : la non-violence active ».

Par l’entremise de son représentant, Bernard Nzemba Niathi, chargé du Programme Edification de la Paix à la Commission Episcopale Justice et Paix, le Père Clément Makiobo, secrétaire exécutif de la même Commission, a déclaré que cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement de nouvelles générations en la Non –Violence Active et l’Edification de la Paix dans la Région des Grands Lacs ».

L’objectif du projet est d’éduquer les jeunes sur la prévention et la gestion non-violente des conflits afin de changer la situation malheureuse de la région, caractérisée par des conflits et des violences dans lesquels les jeunes sont souvent manipulés.

Le non-respect de la dignité et des droits fondamentaux

Selon cet homme d’Eglise, le non-respect de la dignité de la personne humaine et de ses droits fondamentaux engendre le conflit qui est à la fois constrictif et destructif, parce que, quand il est bien géré, le conflit produit des changements positifs et des relations plus justes ; mais, s’il est mal géré, il détruit la société sur plusieurs plans.

« L’expérience montre cependant que la violence ne constitue pas une réponse juste au conflit parce qu’il perpétue le conflit. La violence appelle la violence. Face à cette situation, seule la non-violence permet de mettre fin à la violence », a enchaîné le Père Makiobo, ajoutant que la gestion pacifique du conflit appelle à  renoncer à la violence et à adopter la non-violence.

A ce point de vue, le secrétaire exécutif de la CEJP/CENCO a précisé que, pour l’Église, la violence est un mal et  inacceptable comme solution aux problèmes, que la violence n’est pas digne de l’homme et que la non-violence n’est ni la faiblesse, ni la passivité, ni la lâcheté. Elle est au contraire une action plus puissante que la violence, guidée par l’Amour et le respect de l’autre.

La paix engendre le développement

« Vous êtes le présent et l’avenir du pays et de l’Eglise. Vous êtes le pouvoir du changement. Vous êtes plein d’énergie. Utilisez cette énergie au service de la paix. La paix est une valeur dans notre pays la RD Congo… La paix est la condition sine qua none du développement et du respect des droits de l’homme.

L’Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Africa affirme que l’annonce de la justice et de la paix fait partie intégrante de la tâche d’évangélisation. Aussi l’Eglise insiste sur la nécessité de former tous les agents pastoraux de manière adéquate en vue de cet apostolat1.

Même si la mission de l’Église n’est pas d’ordre politique,le rôle éducatif particulier de l’Eglise est apprécié par un grand nombre de pays qui la reconnaissent comme un artisan de paix, un agent de réconciliation, et un héraut de la justice… », a renchéri le secrétaire exécutif de la CEJP/CENCO. La formation a été assurée par Bernard Nzemba Niathi et Célestine Hulungu.

Par Marcel Tshishiku

*

*

Monter

Login

Lost your password?