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Septembre 2018 : deux rentrées vitales pour la RDC menacées

Un parent viens de récupérer ses enfants à l’école le 5/9/2011 à Kinshasa, lors de la rentrée scolaire 2011-2012. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Si les enseignants menacent de boycotter la rentrée scolaire jusqu’au moment où leurs revendications salariales seront résolues, la rentrée parlementaire risque de ne pas avoir lieu à cause de la tension liée aux ambitions électoralistes nourries par les acteurs politiques

En République Démocratique du Congo, le mois de septembre est toujours marqué par deux évènements primordiaux pour l’avenir du pays.
Pour cette année 2018, ces deux évènements sont menacés par des faits inattendus, mais qui peuvent être évités, si les instances compétentes prenaient des dispositions nécessaires pour les juguler.

En premier lieu, la rentrée scolaire annoncée pour lundi 3 septembre par le ministère de l’Enseignement Primaire et Secondaire (EPSP) devient incertaine, vu les menaces proférées par les syndicalistes du secteur qui ne cessent d’appeler le Gouvernement de la République à répondre positivement à leurs revendications salariales.

Le deuxième évènement est la rentrée parlementaire dont la cérémonie d’ouverture officielle risque, selon certaines sources, de ne pas être organisée comme à l’accoutumée, pendant cette période où le pays est plongé dans la fièvre des élections prévues le 23 décembre prochain et où tous les acteurs politiques sont, selon toute vraisemblance, plus que jamais préoccupés par des enjeux de l’heure.

Le plus étonnant est qu’aucune instance ne fait un effort afin de contourner ces menaces aux conséquences irréparables pour l’avenir du pays.
Et pourtant, nul n’ignore que la rentrée scolaire garantit la continuité de la formation des futurs cadres devant prendre la relève des dirigeants actuels. Sa perturbation peut, au fil du  temps, plonger le pays dans la carence des compétences capables de travailler pour le bien de la communauté, auquel cas l’Etat congolais pourrait être tenté d’importer la main-d’œuvre.

Par contre, la session parlementaire ordinaire de septembre, appelée « session budgétaire » et prioritairement consacrée à l’examen et adoption du projet de loi du budget de l’exercice 2019 est importante, parce que le budget qu’elle produit sert de référence aux hommes et femmes au pouvoir pour gérer de manière rationnelle les deniers publics. Vu l’urgence et l’importance de ces deux évènements, les hommes et femmes au pouvoir ainsi que tous les acteurs impliqués dans la lutte électoraliste ont intérêt à faire en sorte que leurs actions menées à cette fin ne puissent pas préjudicier la nation, mais qu’elles puissent plutôt se dérouler dans le respect strict des lois en la matière.

Par Marcel Tshishiku

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