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Présidentielle 2018: des femmes donnent leurs points de vue

Rachel Radio

Les noms des candidats à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018 sont désormais connus. Parmi les personnes retenues pour la course à la magistrature suprême figure une seule femme. C’est ainsi que nous sommes allés à la rencontre de quelques femmes afin de recueillir leurs points de vue  concernant cette candidature féminine.

Est-ce que les femmes congolaises rêvent de voir une de leur diriger la RDC? L’électorat féminin va-t-il se décider unanimement de voter   pour la seule candidate en en course pour la magistrature suprême du pays? C’est autour de ces questions que les femmes abordées se sont exprimées. Si certaines soutiennent la candidature féminine, d’autres par contre semblent être réticentes dans leurs propos. Ci-dessous, les réactions de ces femmes.

Claudia Ngalula (Journaliste) :

« Avoir une femme à la tête du pays est une bonne. C’est ce que je souhaite même dans la vie parce qu’on a déjà donné trop de chances aux hommes et nous savons aujourd’hui ce qu’ils nous ont produit à travers le monde, s’il faut parler d’une manière générale, notamment la guerre, les conflits, l’insécurité, etc. C’est pour dire que les hommes ont eu à échouer en assumant cette fonction. Il est temps de donner l’opportunité aux femmes actuellement parce que l’humanité a besoin d’elles, de la féminité qu’elles et de la non-violence qu’elles incarnent.

Personnellement, je suis prête à voter pour une femme. Je ne voterais pas puisqu’elle est femme comme moi, mais plutôt pour celle qui a un projet de société, capable d’amener le changement que nous voulons et désirons, afin que la paix règne dans notre pays. Si son programme d’action me convainc par rapport à mes valeurs, elle aura carrément ma voix. Il ne s’agit pas de voter seulement pour une femme, en tout cas, ça je ne le ferais pas ».

Jolie Mandjeng (Ménagère) :

« La femme peut diriger la RDC mais pour moi, ce n’est pas encore le moment, vu l’état dans lequel se trouve actuellement le pays. Je vous assure que le pays est tombé très bas et nous avons besoin de quelqu’un ayant une expérience politique avec une bonne expertise pour relever le niveau du pays. Si cette femme a déjà travaillé, possède une expérience politique et de la compétence, je ne peux que lui souhaiter une bonne chance.

Franchement, je ne voterais pas pour une femme parce que les défis à relever dans le pays sont importants étant donné que tous les secteurs de la vie sont paralysés et nécessitent un redressement de fond en comble. Concernant la candidate en lice, elle reste inconnue du fait qu’elle n’était pas une combattante de première heure à l’exemple de Mme Thèresse Pakassa, je crois que c’est difficile quand on se présente à ce niveau seulement parce qu’il y a l’élection présidentielle ».

Niclette Makonga (Vendeuse) :

« Selon moi, la femme est capable de diriger ce pays. Car, lorsqu’elle dirige déjà la famille, il est également possible qu’elle soit en mesure de commander toute une nation. C’est pour dire que je voterais pour une femme parce que je crois à la capacité de cet être qui sait supporter et éduquer ses enfants. L’homme est le chef de la famille comme on le dit, mais à mon avis, je vois la femme qui prend le contrôle de tout le foyer, et l’homme ne revient que le soir pour dormir. Au regard de cette réalité, je soutiens que la femme peut bien diriger le pays une fois élue présidente de la République ».

Géneviève Mata (Servante de Dieu) :

« Je pense que la femme peut occuper le fauteuil présidentiel si elle est bien formée, préparée, et surtout si cela se trouve dans le plan de Dieu. Lorsque Dieu choisit une personne, c’est qu’elle est capable de diriger du fait que toute chose se concrétise selon la volonté de Dieu. Personnellement, je donnerais ma voix à une femme qu’en ayant la conviction. Sinon, je ne le ferais pas. En plus, je ne connais pas celle qui est retenue pour la prochaine élection électorale ; alors comment pourrais-je voter pour elle? C’est cela la plus grande difficulté de pouvoir choisir une candidate qu’on ne connaît pas au préalable ».

Carine Ilunga (Coiffeuse) :

« J’estime qu’il est possible d’avoir une présidente à la tête de notre pays après avoir vu comment les hommes ont eu à diriger. Ce qui est important, c’est la compétence qui compte, non pas le sexe. Nous devons aussi donner la chance à la femme, peut-être qu’elle pourra faire mieux que les hommes qui nous ont dirigés pendant plus de 50 ans avec un bilan largement négatif. En ce qui me concerne, je suis prête à voter pour une femme dans l’espoir d’apporter une autre alternative et montrer à la face du monde que la femme est capable de gérer la RDC comme d’autres femmes ayant déjà brigué la magistrature suprême dans d’autres pays du monde ».

Rachel Likelenge (Journaliste) :

Rachel Radio« Pourquoi est-ce que le pays ne peut pas avoir une femme présidente ? D’abord, j’encourage le courage de cette femme qui s’est lancée dans la course présidentielle parce qu’en 2011, il n’y a pas eu de candidature féminine à l’élection présidentielle. Cette fois-ci, nous avons au moins une femme qui se sent capable, et moi je suis prête à voter pour elle ».

Mamie KKT (Ménagère) :

« Je crois à la compétence de la femme. Mais notre Congo est très grand pour qu’une femme soit à la hauteur de sa gestion. Le pays étant très convoité, la personne censée le diriger devrait avoir des nerfs solides. Raison pour laquelle, je ne vois pas une femme faire face à ces enjeux parce qu’elle sera continuellement tiraillée de part et d’autre. En termes clairs, ma voix ne sera pas donnée à une femme, étant donné que je ne vois pas une femme capable de faire de notre pays ce dont que nous rêvons ».

Par Tantia Sakata

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