..."/>

Elections en RDC, 23 décembre 2018 : la CENCO tire la sonnette d’alarme

cenco

Dans une requête adressée au président de la Troïka Défense et Sécurité de la SADC, l’Eglise catholique dit redouter la non tenue des élections à la date prévue, avec le risque de voir le pays basculer dans la violence !

Fidèle à sa mission prophétique, qui continue en République démocratique du Congo, l’Eglise catholique universelle qui agit dans ce pays à travers la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) vient d’écrire une requête-phare qui éclaire le chemin du peuple congolais vers son destin !

Adressée à son Excellence Edgar Lungu, président de la Zambie et chairman de la Troïka de la SADC sur la politique, la sécurité et la défense des Etats membres de cette organisation sous régionale, ce document met en garde tout le monde contre le risque de la non tenue des élections prévues le 23 décembre prochain ou d’accepter des élections biaisées, qui profiteraient à un groupe d’individus bien identifiés en RDC.

Signé par leurs Excellences Mgr Marcel Utembi Tapa et Fridolin Ambongo, respectivement Archevêque métropolitain de Kisangani et, président de la CENCO et Archevêque coadjuteur de Kinshasa et vice-président de la CENCO constitue un ultime avertissement, car dans l’hypothèse de l’un ou l’autre cas envisagés ci-dessus, la République démocratique du Congo risque de basculer dans le chaos susceptible d’embraser toute la sous-région des Grands Lacs Africains, dont particulièrement le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi, la Tanzanie et la Zambie.
Les Congolais interpellés.

S’agissant précisément des élections biaisées, auxquelles semblent s’attacher solidement les forces acquises au statu quo, on voit en première ligne le recours à la machine à voter, le réenregistrement des résultats avant les scrutins, la campagne électorale anticipée, la propagande mensongère et diffamatoire par les médias d’Etat, que le pouvoir en place continue de tenir en lesse contre l’opposition, etc…etc !  En ce qui concerne le refus collectif d’aller aux élections, il y a à parier que les forces du statu quo pourraient y aller avec une poignée de partisans à leur solde, quitte à proclamer ces derniers vainqueurs avec n’importe quel taux de participation aux scrutins !

C’est dire que le refus collectif d’aller aux élections du 23 décembre prochain pourrait constituer aussi une aubaine pour les forces du statu quo, qui ne demanderaient pas mieux que de rester accrochées au pouvoir, tant que des élections n’auront pas donné de nouveaux responsables aux institutions en place dans le pays.

Par Bamporiki Chamira

*

*

Monter

Login

Lost your password?