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Du 18 au 20 septembre : La CNDH à l’école de l’observation électorale

CNDH

Durant trois jours, la Commission nationale aux Droits de l’homme(CNDH) organise, grâce au Bureau conjoint des Nations unies aux Droits de l’homme (BCNUDH), un atelier de formation des formateurs en observation électorale à l’intention de ses membres et de ses délégués provinciaux, venus de toutes les provinces du pays dans l’ancienne configuration. L’atelier qui va du 18 au 20 Septembre 2018 et qui se déroule dans la salle THM Utex/Monusco, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa a pour objectif de renforcer les connaissances et compétences des participants en matière d’observation électorale et d’outiller les participants à une observation efficace des scrutins à venir.

Dans son mot de circonstance, Raphael Yoho Fils, représentant du directeur du Bcnudh a circonscrit le cadre de cet atelier de renforcement des capacités qui vise à promouvoir la responsabilisation des institutions démocratiques et notamment de la Cndh, dont l’action impartiale et indépendante peut positivement contribuer à développer la confiance dans le processus électoral. Cette confiance peut se développer grâce aux informations et aux évaluations exactes sur l’observation du processus électoral, aux questions liées au respect des droits de l’homme en période électorale, au cadre juridique et institutionnel des élections, à l’intégration des questions du Genre dans le processus électoral, à la protection de l’enfant.

Pour Raphaël Yoho Fils, les défis liés au processus électoral sont multiples, complexes et importants. Il a vanté le rôle que doit jouer la Cndh au cœur de l’activité électorale. «La Cndh, Pierre angulaire du système national de protection des droits de l’homme en RDC, a une mission première dans la consolidation de la démocratie en République démocratique du Congo «, a-t-il martelé.
En effet, d’après Raphaël Yoho Fils, cette activité de trois jours qu’organise la Cndh à l’intention de ses membres sur l’observation électorale contribue à l’enracinement des droits de l’homme.

L’observation électorale porte sur plusieurs aspects, à savoir le déroulement des opérations de vote (ouverture de bureaux de vote, matériel électoral et orientation des électeurs), la localisation des bureaux de vote, la sécurité des centres et bureaux de vote, la présence du personnel dans les bureaux de vote ainsi que celle des mandataires des partis, la clôture des opérations de vote, le respect des procédures en matière de dépouillement, a noté Raphaël Yoho Fils.

De son côté, le président de cette institution d’appui à la démocratie, Me Muamba Mushikonke Muamus a précisé que l’atelier répond à la mission de la Cndh conformément à la loi organique portant création, organisation et fonctionnement de la commission nationale des droits de l’homme à travers sa mission et ses attributions consistant à concourir à la promotion de l’éducation civique, à faire les monitoring des violations des droits de l’homme….

Me Muamba Mushikonke Muamus a fait un état des lieux de plusieurs rapports rendus publics par son institution depuis sa création. Il s’agit, entre autres, de monitoring des manifestations liées au processus électoral…
Cet atelier est riche dans les échanges, surtout que les participants ne sont pas des gens qui viennent pour apprendre, mais se remettre à niveau sur les choses qu’ils maîtrisent parfaitement.

La loi fixe les rayons d’action de la Cndh en tant qu’organe technique et consultatif de l’Etat congolais en matière de promotion et protection des droits de l’homme. Elle enquête sur les violations des droits de l’homme, veille au respect des droits de la femme et de l’enfant.
Elections libres et équitables, gage de la paix Pour la journée de mardi, les participants ont passé en revue les notions sur  les droits de l’homme, la démocratie et les élections, la Cndh et son mandat, les standards internationaux pour les élections démocratiques et sur le cadre juridique des élections en RDC.

À en croire Raphaël Yoho Fils, des élections libres et équitables sont indispensables dans une société démocratique. Pour lui, elles sont un moyen par lequel les électeurs déterminent leur chef de gouvernement et choisissent leurs représentants au Parlement et au gouvernement local afin de légiférer et d’adopter des politiques qui ont un impact sur la qualité de vie des citoyens et des résidents d’un État.

D’après Raphaël Yoho Fils, la transparence et la crédibilité d’un processus électoral dépendent en grande partie du respect des droits de l’homme, dont le droit des citoyens de participer librement à la vie et à la gestion des affaires politiques de leur pays. En dépit des avancées en matière de démocratisation en Afrique, Raphaël Yoho Fils a estimé que les élections demeurent une source récurrente des violations des droits de l’homme, de contestation, provoquant une profonde instabilité sociale et entraînant de nombreuses crises postélectorales.

«En apportant sa caution et son appui à cet atelier, le Haut Commissariat des Nations unies aux Droits de l’homme à travers le Bureau conjoint des Nations unies aux Droits de l’homme à voulu, non seulement répondre à un besoin exprimé par la Cndh, mais aussi mieux l’outiller pour qu’elle joue pleinement son rôle dans ce processus électoral, de manière à répondre aux attentes de la population congolaise et de ses différents partenaires, nationaux et internationaux, tant sur le plan de l’analyse des conditions politiques et techniques que sur celui du déploiement, de l’observation de l’ensemble du processus électoral et de la collecte d’informations à travers des outils standardisés», a précisé Raphaël Yoho Fils.

Par GKM

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