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Faute de per diem : Des enseignants de Matadi interrompent leur formation de mise à niveau

Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, abrite depuis le lundi 10 septembre 2018 les travaux d’un atelier de formation à l’intention des enseignants titulaires dispensant respectivement les cours de mathématique, des sciences et de technologie dans les classes de 1ère année secondaire (ex. Cycle d’orientation) débaptisée 7ème année d’éducation de base sur décision des autorités éducationnelles de la République Démocratique du Congo.

Cette formation d’une importance capitale qui a pourtant bien débuté à la satisfaction générale des apprenants a été malheureusement interrompue à son quatrième jour, c’est-à-dire le jeudi 13 septembre dernier, sur décision de ces derniers qui tiennent d’abord  à voir clair autour de cette formation entièrement financée par la Banque Mondiale mais sans pour autant que cette grande institution financière planétaire ne leur fasse bénéficier de per diem contrairement à ses habitudes.

Descente au Gouvernorat

Pour faire entendre leur voix, ces enseignants ont effectué une descente au Gouvernorat de province pour rencontrer personnellement Atou Matubuana Nkuluki, l’actuel Chef de l’Exécutif provincial qui, malheureusement, se trouvait en mission à Kolwezi dans la province de Lualaba où il participait à la 3ème conférence minière.  Selon des sources concordantes, cette formation prévue pour quatorze (14) jours par les organisateurs a été subitement réduite à 6 jours seulement pour sa première partie.

Et cela, pour des raisons jugées obscures par tous les participants qui ont refusé de poursuivre la formation ventre affamé. Surtout que les inspecteurs de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel de la ville de Matadi qui ont suivi, avant eux, une formation financée toujours par la Banque Mondiale autour presque de la même thématique, bénéficiaient de per diem chaque jour. Pourquoi alors cette politique de deux poids deux mesures de la part des organisateurs de cette formation, s’interrogent les participants.

Jean Ndombasi Kimboko, Conseiller en charge de communication, du social et de la culture de l’autorité provinciale, qui a reçu ces enseignants,  a  simplement tenté de les apaiser, avant de leur donner un autre rendez-vous incessamment pour débattre  de ce dossier qui fait couler beaucoup d’encre et de salive à Matadi.

Absence de la documentation

Il convient de signaler par ailleurs qu’à coté du perdiem qui constitue le nœud de leur revendication, les participants en colère déplorent également l’absence de la documentation susceptible de permettre une bonne assimilation de la matière dispensée au cours de cette formation qui s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’enseignement en République Démocratique du Congo.
Nous osons croire que le retour à Matadi du Gouverneur de province mettra une fois pour toute un terme aux tourments et à l’incertitude des enseignants titulaires des cours de mathématique, de science et de technologie pour les classe de 7ème année d’éducation de base de la ville portuaire de Matadi.

Par Dieudonné Muaka Dimbi

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