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Lutte contre le phénomène « Ujana » : gare aux dérapages !

Ujana

Des témoignages font état d’interpellation d’innocentes

Les autorités kinoises ont mis le paquet pour lutter contre le phénomène « Ujana » à travers la capitale Kinshasa. Ainsi, le gouvernement André Kimbuta vient d’interdire notamment l’accès des mineurs aux  boîtes de nuit et débits de boisson, la circulation des mineures seules pendant des heures tardives et recommande un accoutrement décent. La Police nationale est d’ailleurs entrée en action pour contraindre ces « Ujana » au respect des mesures arrêtées.

Des forces de l’ordre qui se trompent de cible !

Alors que cette traque lancée par la Police nationale congolaise contre ce phénomène est soutenue par certaines personnes, d’autres, par contre, dénoncent déjà les dérapages constatés sur le terrain. Selon des témoignages recueillis, une jeune femme mariée dit avoir été  interpellée au niveau de l’avenue de la Révolution (ex-24 novembre) alors qu’elle attendait un taxi-bus pour rentrer chez elle après avoir assisté à un deuil à la place Assanef.

C’était samedi 22 septembre vers 20h, lorsqu’elle a été interpellée par des éléments de la police, l’accusant d’être une « Ujana ». Elle n’a été libérée, selon ses propres dires, qu’après avoir exhibé une carte attestant qu’elle est l’épouse d’un homme en uniforme.

Un autre père de famille a signifié que sa jeune fille a  failli être arrêtée, dimanche dernier, alors qu’il l’accompagnait à un salon de coiffure. Autant d’aveux similaires qui suscitent déjà des inquiétudes chez des gens  qui craignent de voir des innocentes tomber dans les filets des hommes en uniforme à la place des concernées. Et celles qui sont arrêtées payent une amende avant d’être relâchées.

Face à cette réalité, la PNC est appelée à bien coordonner ses actions sur terrain. Question d’éviter de frapper à côté de la plaque, en faisant de cette opération un moyen de « truander » la population. Car, seules les vraies concernées doivent répondre de leurs actes, pensent certains observateurs.

Mineures en rupture de ban !

Le phénomène  « Ujana » a pris de l’ampleur dans la ville-province de Kinshasa. Il s’agit de filles mineures appelées « Ujana » (mot swahili que veut dire jeunesse) se distinguent par leur accoutrement jugé indécent et se livrant à la prostitution au grand jour.L’autre signe distinctif est qu’elles ne portent pas de sous-vêtement ni de soutien-gorge, laissant leurs seins parfois visibles à tout regard.

Généralement ce sont des filles de 13 à 17 ans qui se livrent à une vie désordonnée, avec ou sans la bénédiction de leurs parents. Censées se trouver normalement à l’école,  elles sont plutôt versées dans le plus vieux métier du monde, suite à la situation sociale inhumaine et insupportable à Kinshasa.

Par Tantia Sakata

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