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Arrivée de la délégation du Conseil de sécurité : un tournant décisif pour la RDC

L’arrivée des membres du Conseil de sécurité des Nations unies à l’aéroport international de N’djili à Kinshasa, le 11/11/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Après avoir pris part à la 73ème assemblée générale des Nations Unies tenue fin septembre à New-York où il est intervenu en qualité de Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila a regagné Kinshasa pratiquement sur la pointe des pieds avec une tête bien pleine.

Durant son séjour à New-York, il a rencontré des personnalités politiques et diplomatiques non des moindres, dont le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutteres, et le premier ministre belge, Charles Michel. Rien n’a filtré de ces entretiens qui ont assurément porté sur l’actualité brûlante de l’heure en RDC.  S’inscrivant sans nul doute dans la suite de ces entretiens, une délégation composée des membres du Conseil de sécurité des Nations Unies débarque à Kinshasa.

Probable but de leur voyage, tenter de sortir la RDC de l’impasse politique dans laquelle elle s’enfonce au fur et à mesure que s’approche la date du 23 décembre prévue pour la tenue des élections. Ces scrutins pourtant souhaités par tous, y compris la communauté internationale, paraissent de pus en plus hypothéqués. Son organisation quasi incertaine telle que se dessinent certains paramètres.

Elections hypothéquées en décembre 2018

Autrement dit, à cette date du 23 décembre, il n’y aura pas d’élections en RDC. Pareille situation aurait pour conséquence immédiate juridiquement parlant et tel que confirmé par la cour devenue constitutionnelle, le maintien de Joseph Kabila à la tête du pays pour un énième glissement jusqu’à l’organisation des élections. Ce qui déplait outre mesure à l’opposition et même à la communauté internationale.

Par ailleurs, à la suite de ces entretiens, l’option d’un nouveau dialogue aurait été levée. Kabila aurait été instruit non seulement de décrisper immédiatement l’espace politique notamment par la libération des prisonniers politiques emblématiques qui croupissent toujours à la Prison centrale de Makala, mais aussi de s’engager après dialogue dans une nouvelle transition, une dernière, qui durerait au maximum une année et qui serait dirigée par un nouveau premier ministre issu de l’opposition n’ayant pas pris part aux négociations de la cité de l’OUA.

Le dit premier ministre ainsi désigné par l’opposition aura toutes les manettes du pouvoir régalien. De cette manière, les élections tant attendues auraient toutes les chances d’être organisées dans le nouveau délai fixé. Un écueil cependant, sur ce point précis, l’opposition a toujours souligné l’inopportunité d’un nouveau dialogue superfétatoire au motif que l’accord de la Saint Sylvestre a déjà tout réglé.

Question seulement de mettre correctement en application les recommandations qui en ont découlé. Kabila aurait reçu instruction dès son retour à Kinshasa, après son séjour américain, de libérer les prisonniers politiques. Rien de tel n’est enregistré depuis.

Certaines sources affirment que contrairement aux vœux maintes fois souhaités par Kinshasa de voir la Monusco faire ses valises, bien au contraire, ces troupes seraient plutôt corsées. Ce qu’il faut retenir pour l’heure, c’est que le glas sonne déjà pour le pouvoir sortant. S’il est des proches qui ont induit le chef en erreur, ils n’auront qu’à s’en prendre à eux même.

Par GO

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