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Réunion technique CENI – candidats président de la RépubliqueTrois jours après le passage d’une forte délégation onusienne à Kinshasa : La RDC au centre d’une réunion de haut niveau ce jeudi au Conseil de sécurité

Antonio Guterres et Joseph Kabila

La cheffe de la MONUSCO, Leila Zerrougui, interviendra par vidéoconférence à partir de Kinshasa pour faire le point sur la situation sécuritaire, humanitaire et politique du pays à deux mois des élections

Leila ZerrouguiSauf imprévu, une réunion de haut niveau sur la RDC aura lieu ce jeudi 11 octobre 2018 au Conseil de sécurité des Nations Unies à New-York. Cette discussion intervient trois jours après le passage de la délégation des ambassadeurs de 15 pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies à Kinshasa pour s’enquérir des préparatifs du processus électoral en cours en RDC.

Au cours de cette réunion, le Conseil de sécurité des Nations Unies abordera en profondeur la situation générale en RDC avec la présentation du rapport trimestriel du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui couvre la période allant de fin juin à fin septembre 2018.

Toutes les dispositions sont déjà prises à Kinshasa par la MONUSCO afin de permettre à Leila Zerrougui de participer à cette réunion depuis la capitale congolaise par vidéoconférence à partir de 15 heures, heure de Kinshasa.
Dans ce rapport de Guterres, la  représentante du secrétaire général des Nations Unies en RDC et chef de la MONUSCO passera en revue la situation politique, sécuritaire et humanitaire du pays à deux mois des élections tant attendues malgré les divergences qui continue à exister entre les parties prenantes sur la machine à voter.

Ce document abordera également la situation économique de la RDC ainsi que les droits de la personne, le système judiciaire et de l’administration pénitentiaire, la violence sexuelle et la protection de l’enfance, a précisé Florence Marchal, porte-parole de la MONUSCO au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la mission onusienne à Kinshasa hier mercredi.

 Florence Marchal a noté que la seconde partie du rapport du SG des Nations Unies sur la RDC sera consacrée à l’exécution du mandat de la MONUSCO qu’il s’agisse du processus électoral, de la protection des civils, des activités de désarmement, démobilisation, réintégration et de stabilisation sans oublier  la prise en compte de la problématique femmes-hommes dans la mise en œuvre de ce mandat.
Ce document contient les observations du secrétaire général des Nations Unies en rapport avec le processus en cours en RDC.

Un large consensus autour des élections exigé

Lors de leur passage à Kinshasa, les ambassadeurs de 15 pays membres permanents du Conseil de sécurité avaient rencontré le président sortant Joseph Kabila, les parties prenantes au processus électoral, la société civile et avaient également eu des sessions de travail avec l’équipe pays des Nations Unies en RDC ainsi qu’avec la MONUSCO.

Au terme de leur discussion, toutes les questions ont été abordées, disait François Delattre, ambassadeur de la France auprès de l’ONU qui a expliqué que leur mission était de s’informer, d’écouter et peser de tout leur poids pour accompagner la RDC sur le chemin de la paix, la stabilité et la prospérité.

Dans leur message, la délégation onusienne a insisté sur le caractère exceptionnel de la période actuelle en RDC en soulignant que les élections du 23 décembre 2018 représentent une opportunité historique pour une première transition démocratique et pacifique dans le pays, qui, elle-même, doit ouvrir la voie à la consolidation et à la stabilité et ainsi créer les conditions propices au développement.

Les 15 avaient réaffirmé leur engagement en faveur de la tenue des élections inclusives, pacifiques et crédibles, s’inscrivant dans le respect de la Constitution, l’Accord du 31 décembre 2016, notamment en ce qui concerne les mesures de décrispation politique, le respect des libertés fondamentales et la loi électorale.

Tout en reconnaissant les progrès déjà réalisés dans le cadre des préparatifs des élections, ils ont indiqué qu’un dialogue entre toutes les parties prenantes s’avère nécessaire afin de créer le consensus le plus large possible permettant de créer les conditions d’élections réellement crédibles et transparentes se déroulant dans un climat apaisé.

Donc, tous les regards sont tournés vers New-York ce jeudi 11 octobre pour suivre de près ce débat de haut niveau sur la RDC.

Par GKM

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