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Accident de Mbuba : Patronnat et Syndicat attendent les résultats de l’enquête

La grande salle de la Confédération des petites et Moyennes Entreprises Congolaises (COPEMECO) a servi de cadre, mercredi 10 octobre à Kinshasa, à la conférence de presse organisée conjointement par le vice-président de la COPEMECO/Fédération de Kinshasa, Socrate célestin Nsiku wa Nsiku, représentant le patronnat, et le président de la Corporation Routière du Congo (CRC), André Tshikoji, représentant le syndicat.

C’est dans le cadre du Groupe socio-professionnel transport que les deux personnalités étaient face aux professionnels des médias pour parler de l’accident de Mbuba, survenu samedi 6 octobre dernier dans la province du Kongo Central, ayant occasionné une cinquantaine de morts et plusieurs blessés.
Puisqu’une enquête est déjà ouverte par l’Etat congolais dans le but de faire éclater la vérité sur les causes réelles de cet accident, les deux parties attendent encore les résultats de cette recherche en vue de se prononcer de manière claire.

Toutefois, Nsiku souligne qu’il était opportun pour eux de se mettre autour d’une table pour aborder le sujet afin que pareil incident ne se reproduise plus. Pour lui, cet accident n’a pas seulement causé mort d’hommes au sein de la population, mais il a également détruit l’outil de travail d’une entreprise. Et de poursuivre, «nous sommes les encadreurs d’entreprises, nous pensons qu’un tel fait ne peut pas passer inaperçu».

Ce n’est pas le moment, dit-il, de porter des jugements accusateurs vers les uns et les autres. « C’est plutôt une occasion que nous puissions voir ensemble comment encadrer le secteur pour que pareille chose n’arrive pas en échangeant avec CRC ayant la tendance de pointer du doigt le patronat».

Il est convaincu que la solution peut être trouvée comme a été le cas en 2013 où un protocole d’accord fut signé, grâce à l’arbitrage du gouvernement, entre le patronnat et les employés, et cela avait permis l’assainissement du secteur de transport, avant de s’inquièter du fait que certaines clauses ne semblent pas être respectées par les uns et les autres.  «C’est le moment de se remettre autour d’une table pour évaluer et voir qu’est-ce qu’on peut apporter comme correction ou solution à ce protocole étant donné qu’il devrait nous lier à jamais», a déclaré Socrate Nsiku.
Un dialogue devant réunir les différentes parties du secteur de transport pour anticiper dans leur politique d’action pour finalement éviter ce genre d’accident.

En ce qui concerne le président Tshikoji, tous les accords signés avec le patronat jusqu’en 2015 n’ont jamais été respectés parce que tout s’est limité au niveau des promesses. Il a notamment cité la non application de prime des chauffeurs, et le partenaire gouvernement qui devrait faire le suivi de l’application de l’accord à travers un Comité qui malheureusement, n’a jamais été mis sur pied. C’est ainsi qu’il a soulevé le problème de l’amélioration des conditions de travail de ces chauffeurs pour un meilleur rendement.

Parlant en qualité de syndicaliste, il souhaite que le gouvernement puisse imposer la formation des conducteurs de camion citerne dans la manipulation des produits inflammables. Question de permettre à ces chauffeurs d’être à mesure de sécuriser tout le monde en cas de gravité pour éviter le pire. Ainsi, pense-t-il, le cas de Mbuba doit interpeller les autorités du pays, les employeurs, les conducteurs du secteur routier et les particuliers.

C’est le deuxième accident du genre que vient de connaître le pays après celui du Kivu d’autant plus que la population cherche souvent à se servir des carburants au péril de leur vie. A l’en croire, le secteur du transport routier pose problème étant donné que le prix ayant chuté, les responsables des véhicules ne savent plus faire face aux diverses dépenses.

Par conséquent, si les patrons connaîssent des difficultés, poursuit-il, la repércussion tombe sur la situation des conducteurs. «Il revient au gouvernement de soutenir le secteur et de réduire certaines taxes pour permettre aux entreprises d’être compétitives. Malheureuseument, il y a encore d’autres taxes qui sont créées, enfoncant encore davantage ce secteur», a-t-il signifié.

Par Tantia Sakata

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