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Kingasani : Les anciens de Malako pour l’émergence de la Tshangu

« L’éveil de la jeunesse pour une Tshangu émergente ». C’est le thème d’une conférence-débat organisée par le cercle des anciens de l’institut Malako (CAM) de Kingasani, dernièrement à l’hôtel Apocalypse 22, dans la commune de Masina, au terme de ses deux ans d’existence. Thème décortiqué en trois sous-thèmes, à savoir « jeune, atout majeur et incontournable pour une émergence effective », « la jeunesse face à son identité », « l’éveil de la jeunesse de la Tshangu pour un développement communautaire ».

Trois intervenants, naturellement, ont développé chacun un sous-thème. Le premier intervenant, Francis Kabanza, ayant abordé le premier sous-thème, est parti d’un certain nombre de constats, dont : les jeunes sont majoritaires (65% de la population), la plupart des jeunes sont marginalisés et ne s’impliquent pas aux projets de développement de la Tshangu, manque d’encadrement adéquat pour l’émergence et l’épanouissement de la jeunesse de la Tshangu, manque de soutien ou de motivation au courage de la jeunesse, le chômage frappe de plein fouet les jeunes de la Tshangu, manque d’un leadership modèle dans la jeunesse.

« Nous disons à la lumière de ces constats, a-t-il poursuivi, que les jeunes constituent le noyau pour le développement de la Tshangu, que la jeunesse constitue dans la population une frange importante qui nécessite un encadrement pour assurer avec conscience son rôle en tant que partie prenante au développement durable de la Tshangu ».

Et de s’interroger : « Qui est jeune ? Pourquoi l’émergence par les jeunes ? Quels sont les défis et pistes de solution pour l’emploi des jeunes de la Tshangu ? En quoi le jeune est-il un élément de succès pour l’émergence de la Tshangu ? Quel est le meilleur modèle de leadership pour une émergence effective de la Tshangu ? ».

Le deuxième intervenant, Célestin Ngindu Kabeya, enseignant à l’institut Malako, qui s’est penché sur le sous-thème lié à l’identité de la jeunesse, se pose lui aussi au départ une question : « Comment peut-on éveiller une jeunesse qui ne connaît pas son identité, qui ne sait pas se définir face aux réalités existentielles ? Une jeunesse en perte de vitesse, une jeunesse fragilisée et utilisée par les classes politique et idéologique pour leurs intérêts égoïstes, une jeunesse traquée et sans repères ».

Pour l’orateur, l’identité dans ce contexte n’est pas à confondre avec la famille (l’origine), mais plutôt à comprendre par rapport à d’autres jeunes de la capitale. « Nous sommes à Tshangu, sommes-nous contents d’être à Tshangu ? Quelle connotation d’autres jeunes donnent-ils aux jeunes de la Tshangu ? Est-ce que  nous sommes ce que les autres disent de nous ? Comment réparer l’image de la Tshangu défigurée et souillée par les habitants de Tshangu eux-mêmes, donnant ainsi l’occasion aux autres de les exploiter et des les coloniser sur leur propre terre ».

Le troisième et dernier intervenant, Bienvenu Kamba, patron de l’hôtel Apocalypse 22, et du reste ancien de l’institut Malako ainsi que parrain de la conférence, a exposé le sous-thème : « l’éveil de la jeunesse de la Tshangu pour un développement communautaire ». Il a commencé par brosser un tableau de quelques problèmes majeurs auxquels la jeunesse de la Tshangu fait face; ensuite il a tenté de proposer des pistes de solutions et démontré enfin pourquoi la jeunesse constitue le pilier du développement de la Tshangu.

Parmi les problèmes majeurs, l’intervenant a cité le chômage des jeunes et le manque d’encadrement. « Par rapport au chômage, beaucoup de jeunes évoluent dans l’informel tandis que certains manquent totalement d’activités. Concernant le manque d’encadrement, nous avons : les problèmes liés aux filles mères, le phénomène UJANA, le phénomène Mbappé et les jeunes qui se laissent facilement manipuler etc. », a-t-il dit.

Quant aux solutions, Bienvenu Kamba appelle chacun d’y mettre du sien et chaque jeune de la Tshangu en général et les anciens de Malako en particulier, de se sentir impliqués pour le bien-être de la communauté. « Parmi les solutions que nous trouvons les plus efficaces pouvant contribuer à l’émergence de notre district de la Tshangu, nous avons pensé notamment à l’entrepreneuriat des jeunes, ainsi qu’aux formations professionnelles », propose l’orateur.

Par Robert Kitama

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