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Casques bleus – FARDC : parfaite collaboration pour la Paix à Beni

Casques bleus – FARDC

Leila Zerrougui, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC et cheffe de la MONUSCO a tenu, mardi 16 octobre 2018, une conférence de presse spéciale afin d’échanger avec les professionnels des médias sur les questions d’actualités en RDC : insécurité à Beni, Ebola et le processus électoral en cours.  La cheffe de la MONUSCO a évoqué l’insécurité qui prévaut dans le territoire de Beni.

Elle a fait savoir que tous les moyens doivent être envisagés en vue de faire revenir la paix dans cette partie du pays. Zerrouigui a indiqué que la MONUSCO et le gouvernement de la RDC travaille en étroite collaboration pour le retour de la paix à Beni.  « Nous travaillons avec les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et nous continuons à travailler pour neutraliser ces forces négatives », a-t-elle dit.

La situation à Beni devient de plus en plus difficile avec l’activisme des groupes armés nationaux et étrangers auquel il faut ajouter l’épidémie d’Ebola, regrette Leila Zerrougui qui compatit aux malheurs de la population de Beni.
Bien que la Monusco ne dispose pas d’un budget à affecter à la lutte contre Ebola, Leila Zerrougui fait savoir que son institution a fait ce qu’il fallait pour sauver des vies.

C’est ainsi qu’elle se rend ce jeudi 18 octobre à Beni avec le ministre de la Santé Publique, le Dr Oly Ilunga Kalenga, ainsi que son adjointe en charge des questions humanitaires et secours d’urgence, la Canadienne Kim Bolduc, pour s’enquérir de la situation sur le terrain.

Selon l’OMS, la situation sécuritaire inquiétante à Beni, nouvel épicentre de l’épidémie, aurait contribué à l’augmentation des cas d’Ebola depuis septembre.  La semaine dernière, 39 nouveaux cas ont été signalés dont 32 à Beni, soit 82% de nouveaux cas, alors que les équipes participant à la riposte ont connu plusieurs incidents sécuritaires, mettant en péril la réponse à la maladie.

Une préoccupation pour la Monusco

  La ville de Beni subit des attaques à répétition depuis 4 ans. Celles-ci, notent certaines sources, ont fait plusieurs morts et provoqué le déplacement massif des populations civiles. Ces attaques attribuées parfois aux présumés ADF, ont déchiré le tissu économique de ce territoire du Nord-Kivu. Et beaucoup d’habitants se trouvent dans une situation sociale précaire.

Les deux dernières attaques enregistrées remontent aux 22 septembre et 4 octobre 2018. Elles ont fait respectivement 19 et 6 morts. C’est ainsi que le commandant de la force de la MONUSCO passe de plus en plus de temps à Beni. La MONUSCO fait tout pour que cette ville ne tombe pas entre les mains des présumés ADF. La représentante spéciale du SG de l’ONU en RDC et cheffe de la MONUSCO estime qu’à côté de la pression militaire, il faut amener par la raison les ADF à déposer les armes.

« Tous les moyens doivent être explorés pour mettre fin aux souffrances de la population », conseille-t-elle. Elle a regretté de constater que le contrôle économique échappe à l’Etat à cause de cette situation d’insécurité créée par des présumés ADF dont la tactique ressemble à celui des terroristes.

Par GKM

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