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Ebola : ALIMA intensifie son action au Nord-Kivu

Cette ong se positionne en première ligne dans la sensibilisation, l’accueil et le traitement des malades

L’ong the Alliance for International Medical Action (ALIMA) intensifie son action contre la vague de maladie à virus Ebola au Nord-Kivu. Elle agit suite à la recrudescence de cette maladie, aggravée par la situation sécuritaire dans la ville de Beni, considérée comme l’épicentre de l’épidémie.

« Nous hospitalisons un nombre plus élevé de cas. Et la majorité de ces cas sont des patients qui n’ont pas été enregistrés comme personnes contacts », a notamment fait savoir Dr Roafi Oummani, coordinateur médical pour ALIMA/Beni.

Cela se vérifie du fait que les équipes d’ALIMA qui accueillaient quelques trois nouveaux patients par semaine, aujourd’hui en accueillent jusqu’à 16. Durant les deux dernières semaines, elles ont admis autant de patients confirmés au Centre de Traitement Ebola (CTE) de Beni que durant les dix dernières semaines.

Cette hausse de l’épidémie est due en grande partie à l’accessibilité réduite aux communautés et à l’insécurité dans la région en général et en particulier à Beni, qui a subi des combats. Bien que l’épidémie semble s’être stabilisée à la mi-septembre, le ministre de la Santé publique, Oly Ilunga, a reconnu que la région connait une deuxième vague d’Ebola.

Un traitement précoce nécessaire pour sauver des vies

D’une capacité d’accueil de 41 lits, le CTE/ALIMA  a décidé de renforcer les actions de sensibilisation communautaire, en partenariat avec la commission Communication du ministère de la Santé. L’un de plus grands défis auxquels le CTE est confronté, est le retard des admissions, à en croire Dr Richard Kojan, président d’ALIMA, qui vient de passer trois semaines en mission dans le centre de Beni, comme médecin réanimateur. L’homme a constaté que les gens arrivent en retard et en grand nombre, avec des charges virales très élevées. Concrètement, en moyenne les gens arrivent au CTE plus de cinq jours après le début des premiers symptômes.

 Pour le Dr Oummani, « nous demandons aux personnes qui auraient été en contact avec des personnes malades ou qui présentent des symptômes d’Ebola (fièvre) de se présenter au plus vite au CTE. Il s’avère important de renforcer le message selon lequel un traitement précoce est nécessaire pour sauver des vies lors d’une épidémie d’Ebola».

Ce, avant d’ajouter que des traitements très prometteurs à titre compassionnel pour les patients existent. Les soins nécessaires gratuits peuvent être fournis au CTE. Il n’a pas manqué de souligner que les soins médicaux restent accessibles pour l’ensemble de la population ayant besoin d’une prise en charge de maladies non liées à Ebola (paludisme, maux chroniques, obstétrique).

En RDC depuis 2011

De son coté, Anthony Bonhomeau, responsable Développement d’ALIMA qui supervise la réponse d’Ebola, suppose que la réponse à cette maladie est une urgence requérant une solution adaptée. Mais elle ne doit pas faire oublier les autres urgences humanitaires.

ALIMA est présente en RD Congo depuis 2011. Elle a commencé avec neuf lits et cinq chambres d’urgence bio sécurisées. Plus de 20 patients suspectés d’avoir contracté le virus d’Ebola ont été pris en charge. Pour le moment, il y a 275 cas suspects, dont 62 confirmés et 18 guéris. Ce projet est rendu possible grâce à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Par YHR

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