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Objet de débat actuellement à l’Assemblée nationale : Le budget 2019 de Tshibala qualifié d’ «antisocial»

bruno tshibala budjet 2019

Le Premier ministre Bruno Tshibala, entouré  de certains de ses ministres, a présenté le projet de loi de finances exercice 2019 à l’Assemblée nationale le 23 octobre dernier. Un budget évalué à 10.352.3 milliards FC, soit 5.923 milliards USd qui n’a pas tardé de provoquer des réactions des acteurs politiques au sein de l’Hémicycle où majorité et opposition divergent toujours sur des questions sensibles.

Mais aussi du côté des organisations de la société civile.

L’ACDRO, qui est une structure spécialisée dans la lutte contre la corruption et les crimes, n’a pas hésité de qualifier le budget 2019 d’ «antisocial», qui, pour le président de cette organisation, ne saura résoudre les différents problèmes sociaux qui caractérisent les Congolais.

Nombreux sont des partis politiques et des organisations de la société civile, qui ne comprennent pas qu’en cette période où les cours des matières premières, comme le cuivre, et le coltan dont la RD Congo est l’un des pays exportateurs, ont connu une nette augmentation au niveau international, le gouvernement Ttshibala présente un «budget de misère».

Un budget qui n’est pas différent de celui présenté en octobre 2016 pour l’exercice budgétaire 2017 de cinq milliards Usd. Les raisons avancées à l’époque par l’ancien Premier ministre Matata Ponyo, pour se justifier, est la baisse sensible des cours des matières premières au niveau international.

Maintenant que les cours de ces matières premières ont repris l’envol au niveau international, le budget congolais devrait connaître aussi une augmentation et être affecté dans des secteurs porteurs de croissance, notamment celui de l’agriculture.  Surtout que la Banque mondiale, pour sa représentation en RD Congo, avait, dans un de ses derniers rapports, conseillé au gouvernement d’investir dans l’agriculture et l’éducation pour permettre une croissance inclusive au pays.

Aussi, les cours des matières premières étant toujours flottant, on ne cesse de conseiller aux Etats, comme la RD Congo, de diversifier leurs économies pour faire face aux chocs extérieurs en cas de baisse, comme en 2015 et 2016 et une partie de 2017 à la baisse des prix des produits miniers sur le marché international.

On donne raison à ceux qui soutiennent que le gouvernement en élaborant ce budget qualifié  «antisocial» de remplir de formalité. Le premier ministre Bruno Tshibala et son gouvernement, constitué en grande majorité des membres du FCC (Front commun pour le Congo), ont évité de d’avantager les gens qui ne veulent pas travailler en ce temps des grands enjeux électoraux.

Ils craignent d’être sanctionnés par le peuple, faute du budget 2019. Une chose est vraie, c’est que tous les derniers budgets de l’actuel régime de Kinshasa, surtout ceux qui ont commencé en 2012 n’ont rien apporté aux Congolais qui croupissent depuis toujours dans la misère la plus noire.

Un député national, ancien membre de la MP (Majorité présidentielle) qui s’était retiré depuis peu de cette famille politique, a parlé de corruption et des détournements qui se poursuivent au sein de l’administration publique faisant que les recettes de l’Etat provenant, notamment du secteur minier, ne contribuent pas à améliorer le budget de l’Etat.

Pour rappel, l’Etat congolais vient de réviser son Code minier pour permettre l’amélioration des recettes en provenance du secteur minier. C’est un pari apparemment réussi, quand on sait que le gouvernement s’est beaucoup vanté des performances réalisées dans ce secteur après avoir mis de l’ordre, à en croire certains ministre et membres de la Présidence de la République.

Par Lucien Kazadi T.

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