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22 ans après son assassinat : Mgr Christophe Munzihirwa toujours dans la mémoire des Congolais

Mgr Christophe Munzihirwa

Participant aux activités commémoratives organisées en sa mémoire,   Dieudonné Mushagalusa a indiqué que ce grand pasteur de l’Eglise catholique universelle menait un combat basé à la fois sur les valeurs culturelles, morales, spirituelles, démocratiques  et citoyennes.

29 octobre 1996-29 octobre 2018, cela fait pratiquement 22 ans jour pour jour que Mgr Christophe Munzihirwa, Archevêque de Bukavu était assassiné à la place « Nyawera » sur le chemin qui le menait de sa résidence épiscopale au collège Alfajiri.

C’est pratiquement en sa mémoire que la « Fraternité Christophe Munzihirwa » a organisé du 26 au 29 octobre une série d’activités au cours desquelles  Dieudonné Mushagalusa, Coordonateur du panel des experts de la société civile a indiqué que le témoignage sur Mgr Christophe Munzihirwa était circonstanciel dans la mesure où la commémoration du 22ème anniversaire de son assassinat coïncidait avec l’année électorale en République Démocratique du Congo. Le Coordonateur du panel des experts a exprimé cette préoccupation à l’occasion d’une messe d’action de grâce organisée à l’église du Sacré-Cœur à Kinshasa/Gombe.

Combat basé sur certaines valeurs

Pour Dieudonné Mushagalusa, Mgr Munzihirwa n’a pas mené le  combat basé seulement sur les valeurs spirituelles, il l’a fait également sur les valeurs morales, culturelles, démocratiques et citoyennes. Le message donné à l’époque par ce serviteur de Dieu est encore  d’actualité dans le contexte actuel et il le sera toujours. Mgr Munzihirwa, a-t-il dit, était prêt à se sacrificier pour les biens de sa communauté religieuse, de ses frères et sœurs du Sud-Kivu  et de  toute la  nation  congolaise jusqu’à perdre même sa propre vie comme ce fût le cas.

Le message d’amour, de paix, d’unité, de la reconciliation et patriotisme qu’il préchait  continue à nous interpeller aujourd’hui par rapport aux agitations, aux divisions, aux calomnies, au pillage et  au détournement observés entre les filles et fils de la RD Congo. « Le pays nous appartient tous et pour qu’il se  développe, il faut que nous nous aimions et soyions capables de nous supporter », a-t-il ajouté.

Christophe Munzihirwa inoubliable

Pour Jean-Baptiste Sondji,  le vice-président de la Fraternité Munzihirwa, «  il est très difficile d’oublier ce grand homme de Dieu si vous l’avez connu ». Autrement dit, la vie qu’il a mené sur cette terre des hommes doit nous interpeller tous, a-t-il dit en indiquant que la commémoration de son assassinat chaque année a comme but de se souvenir de lui et tenter de l’imiter.

Conscernant sa béatification comme Anuarité Nengapeta et Isidore Bakanja, le Dr Sondji a indiqué cette démarche suit son cours normal parceque en ce qui concerne les enquêtes dans son diocèse, tout s’était terminé le lundi 29 octobre et ne reste que la partie vaticane.

Préoccupé  par le sort des millions des réfugiés hutus

Pour rappel, Mgr Christophe Munzihirwa a été assassiné parce qu’il était intensément préoccupé par le sort des millions des réfugiés hutus rwandais déversés dès 1994 par la guerre dans leur pays, sur la région du Kivu.  Il entreprit, en vain, d’interpeller les autorités politiques et religieuses du monde sur les conditions de vie des réfugiés, les dommages causés au pays d’accueil et leur retour dans la dignité.

Alors que toutes les autorités politiques et adminlistratives de la province du Sud-Kivu étaient terrorisées et prenaient le large  face à la conquête militaire de leur province par l’Armée Patriotique Rwandaise(APR), Mzee Munzihirwa Mwene Ngabo appelé également « sentinelle » de Bukavu, avait choisi de demeurer dans la ville de Bukavu au milieu du peuple confié par Dieu à ses soins.

C’est précisement dans ce contexte qu’il trouva la mort à la place « Nyawera», sur le chemin qui le menait de sa résidence épiscopale au collège Alfajiri. Selon la fraternité Christophe Munzihirwa, il fut abattu à bout portant par ceux qui voulaient le faire taire. Des soldats du Front Patriotique Rwandais, qui l’avaient arrêté et clairement identufié, reçurent l’ordre de leur hiérarchie de l’exécuter.

« Fraternité Christophe Munzihirwa » est  une initiative d’hommes et de femmes, qui à Kinshasa, avaient ressenti en eux l’appel de contempler la vie de cet homme de Dieu.

Par Thony Kambila

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