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Archevêché de Kinshasa : Fridolin Ambongo succède à Laurent Monsengwo

Archevêché de Kinshasa Fridolin Ambongo succède à Laurent Monsengwo

Ce pasteur prend ses fonctions canoniques le 25 novembre 2018

L’information annonçant la démission du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya à la tête de l’Archidiocèse de Kinshasa hier jeudi 1er novembre 2018 a secoué la communauté catholique de la capitale.

Le Cardinal Laurent Monsengwo dont l’âge de la retraite a largement dépassé le délai, conformément au Droit Conon, a démissionné hier et sa décision a été acceptée par le Saint-Père, François, qui a, en même temps, nommé Mgr Fridolin Ambongo, vice–président de la Conférence Episcopale nationale du Congo (CENCO) et évêque auxiliaire de l’Archidiocèse de Kinshasa, en remplacement du Cardinal démissionnaire.  D’après une source proche du dossier, la prise de possession canonique pour Mgr Fridolin Ambongo se fera le 25 novembre  2018 à la Cathédrale Notre Dame du Congo, en la solennité du  Christ Roi de l’Univers.

Un départ dans un moment difficile

Le départ de Laurent Monsengwo intervient à deux mois des élections prévues en décembre prochain, surtout quand on sait que l’ancien président de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) est parmi les pasteurs catholiques à dénoncer l’opacité dans quelle le processus électoral se déroule en RDC avec une machine à voter, sans soubassement juridique, qui est imposée par la Centrale électorale, sans oublier le ficher électoral corrompu avec des milliers d’électeurs sans empreintes.

Lors des élections de novembre 2011, en bon pasteur, Laurent Monsengwo avait éventré le boa en exigeant la vérité des urnes. Ce qui avait embarrassé le pouvoir en place et le pouvoir organisateur des élections chapeauté à l’époque par Daniel Ngoy Mulunda.

La démission de Laurent Monsengwo est un coup dur pour l’église catholique romaine de la capitale. Mais l’espoir repose sur son remplaçant, Mgr Fridolin Ambongo, ancien évêque de Mbandaka-Bikoro qui est un homme doté d’un franc-parler et d’un courage exceptionnel.

Fridolin Ambongo, en sa qualité du numéro 2 de la CENCO, a dirigé, aux cotés de son chef Mgr Marcel Utembi Tapa, président de la Conférence Episcopale nationale du Congo, les pourparlers entre les acteurs politiques et de la société civile pour sortir le pays de la crise provoquée par la non organisation des élections dans le délai prévu par la loi fondamentale.

Ces négociations avaient donné naissance à l’Accord du 31 décembre 2016 dit « Accord de la Saint Sylvestre », prônant l’organisation des élections fin 2017 sans la participation de Joseph Kabila dont le mandat constitutionnel a pris fin depuis décembre 2016.

 C’est lors des pourparlers du centre interdiocésain de Kinshasa que nous avons découvert en Mgr Frodolin Ambongo, un pasteur juste et un fin négociateur qui s’affirme par sa manière d’aborder certaines questions qui fâchaient, sans blesser les parties en présence.

Alors président de la Commission Justice et Paix, Fridolin Ambongo a sillonné l’occident pour convaincre les Américains et les Européens à faire pression sur Kabila afin qu’il quitte le pouvoir comme le prévoit la Constitution congolaise qui lui interdit de briguer un troisième mandat.

Par GKM

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