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Crise à l’EPSP : Grève dans les écoles du 5 au 12 novembre

Grève dans les écoles en rdc

Ils réclament l’allègement de la charge des parents et la gratuité selon la Constitution parmi les revendications…

Dans un communiqué de presse parvenu le mercredi 31 octobre 2018  à notre rédaction, les principaux syndicats  des enseignants de la République Démocratique du Congo viennent de lancer le mot d’ordre  déclenchant la grève qu’ils dénomment « Ecoles désertes », prévue du 5 au 12 novembre. Cela, après l’expiration de l’ultimatum  lancé au Gouvernement en vue de l’amélioration de leurs conditions  de vie. « Un traitement digne pour un minimun de considération », peut-on lire dans ce document.

Cette décision se base sur notamment :  le système éducatif pris en charge à 73% par les ménages,  la clochardisation  des enseignants, avec des inspecteurs  sans primes d’itinérance, 248.033  enseignants  sans salaires (NU et NP) , salaires non payés au taux budgétaire , grades de transposition  (cfr ordonnance  de 2005), non considérés,  enseignants payés comme des journaliers avec des salaires  destinés  aux postes et non aux individus…, dialogue  non formel  et non sincère  avec  les syndicats : application  partielle  de l’accord  du 2 septembre 2017,  intersyndicale montée  avec des dissidents  des syndicats , ainsi que rencontres  aléatoires  entre Gouvernement  et syndicats. Il est aussi question d’insécurité  causée par des attaques  contre les écoles, les enseignants  et les parents.

Revendications  pour la Grève

Parmi les renvendications soulevées par les syndicalistes ? l’on peut indiquer l’allégement de la  charge des parents  jusqu’à la véritable  gratuité   selon  la Constitution   et  la Loi-Cadre  de l’Enseignement national ,  en supprimant  sans délai  tous les frais  injustifiés  crées depuis  près de cinq ans.

L’humanisation du travail des enseignants   tout comme  l’application  complète  du protocole  d’accord  du 2 septembre 2017, qui  consiste à payer les salaires  au taux budgétaire , en évaluant  la budgétisation  des salaires  selon l’accord  du 2 septembre 2017,  le payement  des arriérés  de la Mutuelle  de Santé  des Enseignants, tout en l’aidant à couvrir  tout le territoire  national ; payer  et améliorer  la prime d’itinérance  aux inspecteurs de l’enseignement, reconsidérer  les enseignats  individuellement  et non  les postes  dans le paiement   des salaires  pour mieux réaliser  la transposition des grades, prendre en compte  les membres  du personnel  affectés  au ministère  de la Formation  Professionnelle, Métiers  et Artisanat.

Pour les signataires du communiqué, tout cela devrait  aboutir à formaliser  le dialogue  social  avec les syndicats  représentatifs  en tête, en déterminant  la fréquence  des réunions  et en  impliquant  les syndicats  dans le suivi  des accords  paritaires,  afin de définir la fréquence  des  rencontres  entre le Gouvernement   et les Syndicats,  après  chaque commission  paritaire.

Il s’agira aussi de  mettre sur pied  une sous-commission  non permanente   chargée  de suivre  l’exécution  de l’accord  qui en découle  et réaliser  la budgétisation  des salaires   des enseignants  suivant   des critères   fixés  de commun  accord  et dans un  processus  transparent. Ils veulent encore que soit assurer  la sécurité  de l’école  et la continuité  des enseignements   dans les  camps des réfugiés.

Le communiqué  fait suite à l’appel des syndicats affiliés et  est signé par  Jacques  Lukuku  (Syes), Valery  Nsumpi  (CSC- Enseignement),  Augustin Nzuji  (Feneco/Untc),  Mulomba  Tshimanga  (SG Synecat), Cécile  Tshiyombo (Syeco).

Par Franck Ambangito

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