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Pour éradiquer les embouteillages : L’avenue Kasa-Vubu à Bandalungwa passe de deux à six bandes

La construction de nouvelles routes aurait été une  meilleure solution  

Projet longtemps mijoté par des experts, mais pas très estimé des habitants de la commune de Kasa-Vubu, les travaux d’élargissement de l’avenue Kasa-Vubu, sur son tronçon compris entre l’arrêt Bakayau et la rue Kisangani, dans cette municipalité, ont démarré le weekend dernier. Ils bénéficient du financement du Fonds National d’Entretien Routier (FONER), et sont exécutés par l’Office des Voiries et Drainage (OVD) pour un ouvrage long de 1370 mètres.

Toutefois, au regard des objectifs visés et de l’expérience antérieure en la matière, la nouvelle configuration imposée sur cette avenue pourrait ne pas donner les résultats escomptés en termes de fluidité de circulation et de sécurité des usagers de la route.  Pour preuve, on voit ce qui se passe sur le boulevard du 30 juin aux heures de pointe. Les embouteillages monstres sont revenus au galop, comme si la chaussée ne comprenait pas six bandes.

Probable échec

Le primordial objectif poursuivi est à n’en point douter la facilitation de la circulation routière et par dessus tout la suppression des embouteillages aux heures de pointe. De par les travaux d’agrandissement engagés, l’avenue passera à 6 bandes, constituées sur deux voies de trois bandes chacune, avec séparateur.  Est intervenu également le déboisement sur la plateforme.  Et pourtant, les petits arbres plantés sur cet espace, contribuaient tant soit peu à la beauté de la chaussée, de sorte que Bandalungwa  était comparable, pour certains nostalgiques, à Paris.

Il est également prévu le redimensionnement des ouvrages de drainage sur les voies, en plus des curages des anciens ouvrages construits le long de la route.  Les travaux d’assainissement vont se poursuivre jusqu’au croisement de l’avenue de la Libération, vraisemblablement pour lutter contre les inondations lors des grosses pluies.

Du fait cependant de la canicule, qui surchauffe impitoyablement la capitale, le déboisement n’est pas ami de l’environnement mais ennemi des hommes.  Cela se vérifie sur le boulevard du 0juin à la Gombe ou Lumumba à Limete et Masina, où des cohortes marchant à pied paient un prix énorme.

Construire des nouvelles routes

La solution appropriée aux problèmes récurrents que posent  les bouchons ne consiste pas certes dans l’élargissement des routes.  Etant donné la superficie sans cesse croissante accompagnée par une démographie grandissante que prend la capitale, le mieux serait de construire de nouvelles routes pour lutter contre les nombreux embouteillages, dont certains profitent des constructions anarchiques pullulant  dans les rues de la capitale.

Malheureusement, la politique actuelle consiste toujours à colorer ce qui est là, plutôt qu’à s’investir dans le renouveau. Mêmement dans le domaine de l’immobilier, où l’on  se contente de repeindre plutôt que de construire de nouveaux bâtiments.

Par GO

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