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Rapport ITIE 2015 : les grandes lignes expliquées

mines

Dix ans après l’adhésion de la République Démocratique du Congo à l’ITIE, le débat public de fond n’est pas encore engagé comme il se doit pour produire des résultats escomptés. C’est principalement dans cette logique de rendre plus accessible son rapport, que la coalition  » Publier ce que vous Payez « /RDC que dirige Me Jean-Claude Katende a organisé, le  samedi 1er décembre dernier à Kinshasa, une journée de vulgarisation du rapport ITIE 2015 au cours de laquelle plusieurs journalistes membres de l’ONG Médias pour la Transparence(MPT) ont été conviés.

Cette rencontre avait pour objectif, selon Me Jean-Claude Katende, échanger sur l’ITIE avec des journalistes et procéder également à la dissémination du rapport de l’ITIE/RDC 2015 afin de permettre aux professionnels des médias d’avoir une connaissance approfondie sur ce processus.

D’après Me Jean-Claude Katende, l’Initiative pour la  Transparence dans les Industries Extractives reste la seule initiative qui permet aux acteurs de la société civile et à la population d’avoir des informations relatives aux données des industries extractives. Il a évoqué le rôle majeur que doit jouer la presse comme courroie de transmission afin de permettre à la population de connaitre ce qui se passe avec l’argent provenant de ces ressources naturelles que regorgent la RDC.

Faut-il préciser que la publication de l’essentiel de ce rapport de l’ITIE-RDC 2015 par le secrétariat technique de l’ITIE-RDC était dans le seul but de fournir de manière plus synthétisée les données dudit rapport capable de favoriser un débat public parmi les parties prenantes.

Dans la première partie de son exposé, l’expert technique Liévin Mutombo s’est attardé sur l’Initiative pour la transparence  des industries extractives (ITIE, notamment sa mission, son objectif et son importance. Concernant la deuxième partie, l’orateur a montré un des rapports ITIE 2015 pour aider les journalistes à savoir quels sont les éléments d’informations qui sont publiés dans ce rapport ITIE, les éléments d’analyse d’un rapport ITIE ainsi que l’utilité de son rapport.

Les journalistes préparés à l’utilisation du rapport de l’ITIE

 Selon Liévin Mutombo, la finalité de ce rapport est de susciter et d’alimenter un débat public sur la gestion des revenus du secteur extractif. Les journalistes étaient donc invités à être préparés à l’utilisation du rapport ITIE dans les débats publics avec les citoyens sur la gestion des ressources naturelles.

D’autres entreprises invitées à publier leurs rapports

Me Albert Kabuya, membre du comité exécutif de l’    ITIE-RDC, a, pour sa part, indiqué que 10 ans après la mise en œuvre de l’ITIE, près de 120 entreprises retenues dans les périmètres publient spontanément leurs rapports, c’est-à-dire, ce qu’elles paient à l’Etat, parce qu’elles sont représentées au comité exécutif de l’ITIE.

Elles publient ces informations avec l’aide de la chambre des mines et la Fédération des entreprises du Congo (FEC). Aux petites entreprises qui n’ont pas encore compris le bien-fondé de l’initiative en traînant les pieds, elles sont invitées à profiter de la bonne foi du gouvernement congolais pour entrer dans la danse.

ITIE, un processus conduisant à la bonne gouvernance des revenus

  Il convient de rappeler que l’ITIE est un processus conduisant à la bonne gouvernance des revenus du secteur extractif des pays riches en ressources naturelles. La RD Congo comme plusieurs autres pays riches en ressources naturelles, a aussi besoin d’améliorer sa gouvernance dans le secteur extractif, surtout minier industriel et artisanal.

Puisque l’ITIE est un processus, ceci veut dire qu’il y a une suite continue d’opérations aboutissant à un résultat, la gouvernance. Ces opérations dans l’ITIE sont la transparence et le débat public. La première consiste à la publication sans réserve et régulière des revenus su secteur extractif et le contexte qui entoure le revenu déclaré. Le second qui est le débat se présente ici comme une forme de démocratie participative dont le but est que tous les citoyens intéressés par le revenu du secteur extractif se réunissent, argumentent et pèsent sur sa gestion.

Le débat public permettra donc d’instaurer une culture de la participation et obliger les gouvernants à tenir compte des ambitions des citoyens en adaptant les lois des finances rectificatives.

Par Thony Kambila

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