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Élections 2018 : les contraintes sécuritaires suscitent encore des inquiétudes

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Hormis le climat de guerre et le banditisme persistant dans la plupart des contrées du territoire national, la psychose due à la fièvre hémorragique causée par le virus Ebola rend difficiles les opérations de vote dans la province du Nord-Kivu

Dix-huit jours seulement séparent les Congolais de la tenue des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales prévues le 23 décembre 2018 en République Démocratique du Congo.  Cette date est inscrite dans le calendrier du processus électoral 2017-2018 publié par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) depuis un an et un mois, soit le 5 novembre 2017.

Ledit calendrier est axé sur trois points essentiels, à savoir la Décision N°065/CENI//BUR/17 ; les dates précises du déroulement des différentes étapes des échéances électorales ; les contraintes externes liées à sa mise œuvre.  Pour leur part, les observateurs intéressés ont noté que, depuis la date de la publication de ce calendrier, la République Démocratique du Congo vit au rythme des doutes et inquiétudes concernant, entre autres, les contraintes externes liées à sa mise en œuvre.

Ils demeurent perplexes principalement en ce qui concerne  » l’engagement et la volonté politique dans l’accompagnement du processus électoral par toutes les parties prenantes « , à savoir les partis politiques en général, et les partis regroupant les ténors du régime politique sortant, en particulier.

A ce jour, les réalités observées sur terrain suscitent le doute sur le véritable engagement et la véritable volonté politique des détenteurs du pouvoir sortant qui, selon toute vraisemblance, n’ont pas pu réaliser le second volet de contraintes politiques et sécuritaires, qui est la  » maîtrise et l’encadrement des troubles éventuels, généralisés ou localisés, susceptibles de perturber le processus électoral ».

Pour preuve, le climat de guerre persiste dans la province du Nord-Kivu, au regard des tueries perpétrées par des hommes à main armée. Le banditisme communément appelé  » phénomène kuluna  » ne cesse d’endeuiller les centres urbains, y compris la ville de Kinshasa. Comme si ces actes de violence ne suffisaient pas, une psychose généralisée a envahi, depuis plusieurs semaines,  certaines contrées de la province du Nord-Kivu.

Cette psychose est due à la persistance de la fièvre hémorragique causée par le virus Ebola dans cette partie du territoire national. Elle rend les opérations de vote difficiles, pour ne pas dire impossibles, dès lors qu’elle empêche les candidats aux élections de se rendre dans ces contrées pour y battre campagne.

Pour assurer une heureuse issue du processus démocratique et électoral en cours en RD Congo, la communauté internationale a intérêt à s’y impliquer résolument, en faisant en sortant que les  dirigeants sortants puissent respecter scrupuleusement la loi électorale en vigueur et se garder de monter des subterfuges de nature à compromettre le processus électoral et basculer le pays dans le chaos, alors que la date des élections tant attendues est déjà arrivée.  » Le navire chavire lorsqu’il est prêt à accoster « , dit un sage adage.

Par Marcel Tshishiku

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