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Campagne électorale : Plusieurs candidats demeurent invisibles sur terrain

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Lancée le 22 novembre dernier par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), la campagne électorale ne semble pas effective sur le terrain.
Plusieurs candidats à la présidentielle, à la députation nationale et provinciale demeurent invisibles sur terrain. En principe, cette campagne électorale doit s’arrêter le 21 décembre à minuit, conformément au calendrier électoral. D’ores et déjà, des banderoles et des panneaux de certains candidats ont envahi l’espace public avec les noms, les numéros et les circonscriptions électorales des intéressés.

Avec 21 candidats à la présidentielle, plus de 20.000 à la députation nationale et plus de 15.000 à la députation provinciale, il faudrait avoir suffisamment des moyens pour battre campagne et définir des stratégies pour convaincre les électeurs. Car, seul un contact physique direct avec les électeurs pourrait permettre à ces derniers de se faire une idée sur la personne qui sollicite leur suffrage. Malheureusement, beaucoup de candidats dorment encore sur leurs lauriers croyant que le fait d’avoir payer la caution électorale suffit pour se faire élire.

Élection : toutes les couches représentées
Depuis que la République Démocratique du Congo s’est engagée dans la voie de la démocratie, aucune élection n’a suscité autant d’enthousiasme que les scrutins du 23 décembre prochain.

Des candidats émanent pratiquement de toutes les couches sociales de la population. Médecins, journalistes, avocats, comédiens, musiciens, commerçants…tous se sont engagés dans la course électorale pour se faire élire soit président de la République, soit député national, ou soit encore député provincial. Ces scrutins montrent à suffisance comment la politique séduit tant de personnes dans le pays. Mêmes les enfants de certains dignitaires politiques se sont porté candidats en vue de perpétuer le nom familial et assurer ainsi la révèle en entrant dans le monde politique.

Les prochaines élections ayant livré tous ses secrets quant à l’engouement suscité par des citoyens congolais prouve à suffisance que seul le domaine politique évolue normalement dans le pays. Ainsi, tout le monde veut y entrer pour trouver son compte et bâtir son petit empire au détriment des intérêts du grand nombre.

Par conséquent, des candidats qui n’ont pas d’assise politique se lancent quand même dans la course rien que pour tenter la chance, comme disent les Kinois « chance eloko pamba ».  Entendez, la chance est aléatoire.  C’est dans cet esprit que beaucoup viennent en politique sans idéal, sans projet de société,  pourvue qu’on se lance d’autant plus que le ridicule ne tue pas au Congo.

Par TSM

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