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Autonomiser les jeunes filles handicapées

Le 3 décembre dernier, l’humanité a célébré la Journée internationale des personnes handicapées, sous le thème : « Autonomiser les personnes handicapées et assurer la participation et l’égalité ». En République Démocratique du Congo, l’autonomisation des jeunes filles vivant avec handicap devrait interpeller les parents qui, d’une manière générale, négligent ces enfants au profit de ceux qui sont valides. Et pourtant, il est nécessaire pour ces géniteurs de pouvoir accorder la même chance à tous leurs rejetons, dans le but d’assurer leur lendemain.

La sensibilisation des parents ayant des filles handicapées est primordiale pour assurer leur scolarisation, afin de les rendre utiles à la société. Ainsi, pour celles qui ne peuvent pas suivre un cursus scolaire normal, l’apprentissage d’un métier est nécessaire. C’est seulement de cette façon que ces personnes, souvent marginalisées au sein de la communauté, pourront s’autonomiser en se prenant en charge.

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, une fille invalide n’est pas bonne à rien, surtout qu’il y a celles qui ont émergé par leur métier et font figure actuellement de modèles pour la société.  Dans ce monde égoïste et injuste, la participation des femmes handicapées au le développement de la République ne doit pas être négligée. Car si une partie du corps est touché par un handicap, l’intellect demeure apte à travailler selon le domaine des compétences de tout un chacun.

Des Organisations qui militent pour les droits de cette catégorie sociale doivent conscientiser les familles dont les filles handicapées sont parfois contraintes  à la mendicité pour survivre. Le fait d’avoir un handicap n’entrave en rien les droits de ces filles. La plus grande difficulté consiste à ce que si déjà dans certains foyers les études des jeunes filles valides sont oubliées, il y a donc de quoi s’inquiéter pour les invalides.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les jeunes filles handicapées n’ont pas leur place à la maison, mais plutôt dans un établissement scolaire ou encore dans un Centre de formation, pour apprendre le métier de son choix. Et les parents ayant déjà compris ces choses se réjouissent lorsqu’ils récoltent les fruits de leur travail.

 Pour rappel, la Journée internationale des personnes handicapées vise à promouvoir les droits et le bien-être des personnes vivant avec handicap dans toutes les sphères de la société et du développement et à accroître la sensibilisation à leur situation particulière dans tous les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle.

Par Tantia Sakata

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