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Maintien, suspension ou élargissement, Sanctions contre 16 officiels congolais : le verdict de l’UE ce lundi

Emmanuel Ramazani Shadary

Les observateurs craignent des représailles de Kinshasa

Le Conseil des Affaires étrangères de l’Union Européenne  doit confirmer aujourd’hui lundi 10 décembre la prolongation des sanctions contre 16 officiels congolais.
Selon Radio France Internationale (RFI), les appels au maintien se multiplient, émanant d’ONGDH comme Human Rights Watch (HRW), la Ligue des électeurs (LE), l’Association Africaine de Défense des droits de l’Homme (ASADHO) ou encore la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH). Ils motivent leur démarche par le fait que la répression est toujours aussi présente. Des personnalités comme le Dr Denis Mukwege, Prix Nobel 2018, militent aussi dans ce sens.

Ramazani Shadary épinglé

Parmi les 16 personnes concernées, figure Emmanuel Ramazani Shadary, le candidat du Front Commun pour la Congo(FCC), la plateforme électorale créée par le président sortant Joseph Kabila. Les sanctionnés ne peuvent notamment pas se rendre dans le territoire des 27 et les avoirs qu’ils y possèdent sont gelés.

Pour les autorités congolaises, ces sanctions sont politiques et sont  » un cas flagrant d’ingérence inacceptable dans le processus électoral congolais de la part de l’UE « , puisque le candidat du régime ne peut plus se rendre en Europe pour y rencontrer ses partenaires. Dans son combat contre les sanctions européennes, le gouvernement congolais a l’appui de l’Union africaine.

Lors du Conseil paix et sécurité, le 19 novembre dernier, les chefs d’État de l’UA ont appelé à la levée de toutes les sanctions individuelles contre des personnalités congolaises, pour  » créer un environnement propice à la tenue des élections libres, transparentes et apaisées « .

Vers un réexamen par l’UE dans quelques mois

Certaines sources diplomatiques disent déjà craindre des représailles du gouvernement congolais au cas où, comme il est probable, les sanctions seraient maintenues ou même élargies à d’autres personnalités. Pourtant, du côté des 27, on assure à Kinshasa de réexaminer cette situation dans les mois qui vont suivre les scrutins.

Par YHR

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