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Dans un rapport de la mission d’observation de la campagne électorale : Les organisations de la société civile contre tout nouveau report des élections

 Le Réseau Service Civil pour la Paix (RSCP), constitué des organisations congolaises de la société civile, Lifded, VSV, Ceformad, Ccef et Ywca, a publié le rapport de sa mission d’observation de la campagne électorale effectuée du 21 novembre au 23 décembre 2018, par les candidats engagés dans les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales reportées du 23 au 30 décembre 2018 à l’issue d’une réunion d’évaluation tenue hier jeudi 27 décembre 2018, à Kinshasa.

Le RSCP qui est une plateforme des partenaires de l’organisation internationale « Pain pour le Monde » impliqués dans la promotion de la paix, des droits humains, de la résolution pacifique des conflits, et des questions d’accompagnement de la guérison de traumatisme, a profité du rapport de sa mission d’observation de la campagne électorale, qui a connu la participation de 35 observateurs à Kinshasa, plus précisément dans les districts de la Funa et de la Tshangu, pour formuler une série de recommandations aux candidats engagés dans la course électorale, à la centrale électorale congolaise, à la population ainsi qu’aux forces de l’ordre et de sécurité.

Ces organisations de la société civile, prêtes pour déployer 75 observateurs électoraux pendant les scrutins à Kinshasa, ont exigé à la CENI d’éviter un nouveau report en respectant la nouvelle date fixée au 30 décembre 2018, soit dans deux jours. Elles ont aussi demandé à la même centrale électorale de déployer à temps le matériel de vote dans les bureaux de vote, de mettre à profit ce temps additionnel pour renforcer la collaboration et le consensus avec les différentes parties prenantes, surtout sur la question de la machine à voter et sur le mode de transmission des résultats qui divisent les parties prenantes et alimentent des suspicions dans les chefs des acteurs clés du processus et de la population.

Concernant les candidats, il a été recommandé le respect des lois et règles établies et la tenue d’un discours non-violent à quelques jours de l’organisation des élections. Pour la population, d’aller voter massivement dans la paix le jour de vote pour garantir le changement dans le pays, et aux forces de l’ordre et de sécurité de garantir la sécurité à tous les citoyens et de sécuriser le matériel de vote ainsi que d’éviter de nouveaux incidents qui pourront compromettre le vote des citoyens dans certains bureaux de vote.

Mission d’observation de la campagne électorale

Dans le rapport, il a été relevé que la période qui a précédé la campagne proprement dite a été marquée par la campagne électorale à peine voilée. On pouvait observer des banderoles affichées un peu partout dans la ville, qui avaient comme message du genre; « Monsieur ou Madame X soutient les actions de Monsieur ou Madame Y… ». Ce qui était aussi fréquent pour les médias.

Débutée le 21 novembre dernier, la période de campagne a été marquée sur toute l’étendue du pays par les discours programmes des candidats président de la République. A Kinshasa, aucun candidat président de la République n’a eu un rassemblement public. Il y a eu seule la mise en place des panneaux géants, banderoles et autres calicots pour cette catégorie des candidats.

 Les observateurs ont relevé, en outre, les entraves à la liberté de battre campagne par certains candidats, des violences verbales et physiques qui ont occasionné dans certains endroits des morts (10 personnes) et plusieurs blessés. Les forces de l’ordre, selon toujours le rapport, ont été mis à contribution pour perturber, voire réprimer des rassemblements (meetings) de certains candidats. Il ne faut pas oublier l’incendie d’un des entrepôts centraux de la CENI à Kinshasa. Ce qui a été à la base d’ailleurs du report des élections du 23 décembre au 30 décembre 2018, selon la centrale électorale.

Toujours dans le rapport, il a été relevé l’interruption de manière unilatérale et sans préavis de la campagne électorale dans la ville province de Kinshasa, par l’autorité urbaine, alors que certains candidats président de la République avaient des manifestations déjà programmées. Chose qui est condamnée dans l’article 81 de la loi électorale.

Par Lucien Kazadi T.

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