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Élections : des femmes invisibles pendant la campagne électorale

La campagne électorale qui vient de s’achever n’a pas vraiment connu la mobilisation des femmes ayant postulé à différents niveaux. Seules quelques femmes étaient visibles sur terrain alors que d’autres ont agi en observatrices. Pendant près d’un mois de cette campagne qui a pris fin le 21 décembre dernier, l’absence de plusieurs candidates a suscité des interrogations dans l’opinion nationale.  En ce qui concerne l’élection présidentielle, une seule femme est engagée dans la course, Mme Marie-José Ifoko. Elle également n’a pas pu sillonner la République pour pouvoir défendre son projet de société.

Selon certains observateurs, les femmes seraient économiquement faibles, raison pour laquelle elles ont toujours connue beaucoup de difficultés sur le plan financier. C’est ainsi qu’elles n’arrivent pas à faire la campagne électorale convenablement.  Elles se sont contentées tout simplement de poser des affiches et banderoles dans leurs circonscriptions électorales respectives. Des affiches qui étaient notamment déchirées par des personnes de mauvaise foi,  mettant ainsi à mal la visibilité des concernées.

Face à cette réalité, le soutien à ces femmes candidates s’avère nécessaire de la part de leurs partis politiques en vue de donner une chance égale à l’homme et à la femme. Surtout que les femmes évoluant au sein de ces formations politiques sont souvent oubliées lors de partage des postes de responsabilité dans des institutions du pays. Des hommes qui occupent déjà des fonctions importantes seront certainement en mesure de se lancer dans la compétition électorale sans aucun problème, a-t-on entendu de la bouche de certaines femmes.

Etant dépourvues des moyens financiers conséquents, ces femmes candidates se trouvent souvent dans l’incapacité de se faire connaître au plus grand nombre. Cette situation, faut-il le souligner, constitue en réalité un handicap pour ces postulantes parce que cela diminue leur chance d’être élues. Cette réalité ne peut favoriser l’augmentation du taux de représentation de la femme congolaise à l’Assemblée nationale et provinciale qui reste encore faible actuellement.

Malgré l’absence des ressources, il faudra donc saluer le courage manifesté par celles qui postulent, dont certaines sont quand même élues.   Tout dépend des stratégies utilisées par chacune des femmes afin de convaincre ses électeurs et obtenir beaucoup de voix possibles.

Par Tantia Sakata

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