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Selon le journaliste congolais Joseph Sekabo : L’adhésion de la RDC de la Communauté des États de l’Afrique de l’Est serait précoce et précipitée

carte et drapeau de la rdc

Lors de sa récente visite à Nairobi, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, avait émis le vœu de voir la RDC intégrer  la Communauté des États de l’Afrique de l’Est(CAE). Cette organisation intergouvernementale constitue un bloc économique régional, qui élargit et approfondit la coopération entre les États partenaires dans divers domaines clés pour leur bénéfice mutuel. Ces sphères sont politiques, économiques et sociales.

Cet appel à l’intégration ou à l’adhésion de la RDC à la communauté des États d’Afrique de l’Est suscite certaines   inquiétudes, étant donné que la situation sécuritaire à l’Est de la RDC demeure instable et fragile, note Joseph Sekabo, journaliste congolais basé à Nairobi.

Il convient de signaler qu’avec une telle situation sécuritaire, il serait difficile à la population de l’Est du pays de pouvoir bénéficier directement des avantages liés à cette intégration régionale, d’autant qu’elle demeurera toujours dépendant des pays voisins.  L’aspect sécuritaire à l’Est demeure par conséquent l’un des préalables majeurs à l’intégration à la communauté des États de l’Afrique de l’Est. L’autre préalable à cette intégration est la reconstruction d’infrastructures routières.

Pour Joseph Sekabo, la communauté des États de l’Afrique de l’Est miserait sur un développement rapide des États partenaires  à travers une union douanière et l’établissement d’un marché commun.  Ainsi, signale Joseph Sekabo, la reconstruction d’infrastructures routières particulièrement à l’Est de la RDC favoriserait une intégration rapide du pays à travers l’intégration commerciale et productive rapide, l’infrastructure régionale, et la libre circulation des personnes.

Une adhésion précoce

Il se dégage ainsi qu’une adhésion de la RDC à la Communauté des États d’Afrique de l’Est à ce stade serait nettement précoce et précipitée, affirme Joseph Sekabo. Selon lui,  le Gouvernement ferait mieux d’envisager dans un premier temps la conclusion d’un accord de partenariat avec cette organisation sous-régionale, le temps de répondre aux préalables.

Ainsi, cette intégration ne sera bénéfique à la RDC qu’à condition d’une stabilité permanente à l’Est du pays voire au niveau national. La Communauté des États de l’Afrique de l’Est est une organisation intergouvernementale régionale regroupant 6 États partenaires: Burundi, Kenya, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie et Ouganda, dont le siège est basé à Arusha, en Tanzanie. Le travail de la  Communauté des États de l’Afrique de l’Est est guidé par le traité qui a créé cette organisation sous régionale. Signé le 30 novembre 1999, il est entré en vigueur le 7 juillet 2000 après avoir été ratifié par les trois Etats partenaires initiaux, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda.

La République du Rwanda et la République du Burundi ont adhéré au traité CAE le 18 juin 2007 et sont devenues membres à part entière de la Communauté à compter du 1er juillet 2007.  La République du Sud-Soudan a adhéré au traité le 15 avril 2016 et est devenue membre à part entière le 15 août 2016.

A l’heure actuelle, le processus d’intégration régionale bat son plein, comme en témoignent les progrès encourageants de l’union douanière de l’Afrique de l’Est, la création du marché commun en 2010 et la mise en œuvre du protocole sur l’Union monétaire de l’Afrique de l’est.

Pour ce qui est de son statut actuel, le processus en vue de la création d’une Fédération de l’Afrique de l’Est fait actuellement l’objet d’une accélération, soulignant la ferme détermination des dirigeants et des citoyens de l’Afrique de l’Est de construire un bloc politique et économique puissant et durable pour l’Afrique de l’Est.

Par GKM

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