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Dans le cadre de Journée Mondiale de l’Épilepsie : Aclea Asbl plaide pour la prise en charge parfaite des patients épileptiques

 Les professeurs de la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), les médecins du Centre neuro-psycho pathologique (CNPP) et des Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK), ainsi que des étudiants de cette faculté, ont échangé, le samedi 09 Mars  à l’UNIKIN, leurs expériences professionnelles et connaissances scientifiques au cours d’une matinée deréflexion sur l’épilepsie.  Focalisée sur le thème :  » l’épilepsie, brisons le silence en RDC « , la dite journée a été organisée par l’Association congolaise de lutte contre l’épilepsie et l’AVC (ACLEA), en collaboration avec la faculté de médecine de l’UNIKIN.

L’objectif a été d’informer le public sur l’épilepsie et les défis à relever contre la stigmatisation et la marginalisation que connaissent les patients épileptiques. Pour le Président de l’Aclea, Dr Pierre Nzala, cette activité avait pour but pousser tout le monde, sans aucune exception à pouvoir briser le silence concernant l’épilepsie et  à prendre en considération les patients épileptiques. De leur donner, par ailleurs, les possibilités de vivre sans indignation et sans aucune discrimination.

Ce dernier a fait également savoir que son organisation est une Asbl créée par un groupe de médecins et étudiants de l’Université de Kinshasa depuis le 27/04/2017 dont la mission est celle de promouvoir prioritairement la lutte contre l’Epilepsie et I’AVC en RDC en facilitant l’accessibilité aux bons soins ainsi que l’intégration socioprofessionnelle des patients victimes desdites maladies.

La journée a été marquée par quatre conférences débats dont la première  présentée  par Olivier Irung, étudiant en 3ème doctorat médecine Unikin a parlé sur le sous-thème l' » Épilepsie et Aclea, quoi de neuf ! « . L’auteur a donné, ici, un bref aperçu sur l’épilepsie, en y insistant sur sa prise en charge primaire lors d’une crise épileptique.  Il a également montré au public l’importance de l’Aclea Asbl, comme une nouvelle association promouvant la lutte contre l’épilepsie et l’AVC en facilitant l’accès aux bons soins et l’insertion socioprofessionnelle des malades concernés.

Exposant sur l' » approche psychothérapeutique de épilepsie dans les institutions sanitaires de la RDC « , le Professeur Dr Samuel Mampunza a expliqué que l’importance de ce sujet réside dans l’accompagnement des patients épileptiques. Ces derniers  sont des patients soumis à beaucoup de stress et assez de problèmes qui nécessitent une psycho-rééducation ou psychothérapie. Pour  y arriver les médecins et autres doivent fortement s’impliquer. Les deux derniers exposés se sont focalisés sur la  » corrélation clinique  entre l’Epilepsie et l’AVC  » où on a montré au participant la relation entre ces 2 maladies.

  Selon cet exposé,  un patient épileptique mal soigné, non suivi peut  avec le temps avoir des manifestations neurologiques  d’AVC.   Portant sur  »  le stress, la discrimination, et les difficultés d’intégration chez les épileptiques « , le dernier exposé a fait savoir que les patients épileptiques sont souvent marginalisés, et ont assez des difficultés pour être intégrés dans la société.

Un soutien aux épileptiques

Intervenant à la dite journée de réflexion, le Chef des Travaux, Jean Marie Kashama, a indiqué que l’épilepsie est une maladie mal perçue dans le grand public.  Des telles initiatives sont à féliciter dans le sens qu’ils veulent apporter par des messages des informations qui vont dans le sens de faire dissiper ou de casser les barrières sociales culturelles par rapport à toutes les connaissances erronées que les gens ont sur cette maladie.

Des connaissances qui empêchent les patients à arriver à une prise en charge bien fait qui peut donner la chance au patient épileptique de voir la maladie disparaitre. Ce dernier a par ailleurs insister sur le fait que l’attitude pratique dans la société sur la stigmatisation, la marginalisation, le rejet ou l’abandon constituent aussi des facteurs de freins qui font que les épileptiques sont obligés de se cacher et de ne pas arriver à l’hôpital.

 » Nous encourageons des matinées scientifiques telle que celle-ci. Nous demandons aux partenaires publics, privés et d’autres à continuer effectivement à mener des campagnes de sensibilisation pour briser le silence et sortir les épileptiques de l’ombre. Je crois que c’est ce qui est important parce que les scientifiques sont là, la maladie nous la connaissons bien mais nous voulons que cette maladie soit en faite bien perçue par la population.

Cette maladie est d’ailleurs une maladie sociale prioritaire et révolue comme problème de santé publique « , a-t-il déclaré en précisant que pour ce faire  » il faut s’organiser. C’est autour de cette organisation que nous pouvons maintenant obtenir des moyens qu’il faut soit dans l’accessibilité aux soins, soit dans les outils de diagnostic par rapport à la maladie, dans l’approvisionnement des médicaments pour faciliter aider ces malades a être correctement bien suivi « .

Prenant la parole à son tour , le Dr Emmanuel Epenge, a indiqué qu’à travers cette conférence, ils ont sensibilisé les étudiants , les médecins et la population congolaise sur cette affection qui doit au faite quitter le stade d’être un mythe, une maladie due à la sorcellerie pour être perçue comme une maladie neurologique chronique qui affecte le cerveau et pour lequel il y’a un traitement qui une fois respecter peut non seulement diminuer la maladie mais la faire disparaitre.

Par Carroll Madiya

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