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6ème Session de l’expo-moléculaire : Des journalistes informés sur l’extraction de l’ADN

« Mieux comprendre l’infiniment petit pour résoudre les problèmes  de santé infiniment complexes ». Tel est le thème du séminaire de formation des journalistes communicateurs en santé organisé, du lundi 11 au jeudi 15 mars, par le département de parasitologie de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) de Kinshasa et le Centre Interdisciplinaire de Gestion des Risques Sanitaires (CIGRS), en collaboration avec l’Association des Communicateurs en Santé de l’Afrique, section RDC (ACSA/RDC). Ainsi, des journalistes ont pu se familiariser avec une séance pratique au laboratoire pour voir comment on extrait l’ADN.

A la recherche de l’ADN

Ainsi, à l’unité pluridisciplinaire de biologie moléculaire (UPBM) où se trouve le laboratoire de parasitologie, la biologiste écologique/assistante de recherche, Bénédicte Palata a fait une démonstration de Polymerase Chain Reaction (PCR) conventionnel ou classique, à partir du sang humain. Il s’agissait de déterminer si la personne ayant donné son sang souffrait de malaria. La scientifique est passée par toute une série de manipulations pour, à partir d’un échantillon de sang rouge vif, arriver à une substance incolore, contenant l’ADN recherché. Elle a insisté sur le fait qu’il fallait respecter un strict protocole pour mener à bien cette démarche.

Expliquant que compte tenu des normes de bio sécurité, cette  activité devait avoir lieu dans un laboratoire comprenant quatre locaux déterminés qu’elle a détaillé : le local I voué à l’extraction de l’ADN (acide désoxyribonucléique), le local II (salle PRE PCR MIX) destiné à la préparation des mélanges réactionnels comme de l’eau, dNTPS, ou encore des enzymes, le local III (salle post PCR ) est un local muni d’un sas où les gens doivent prendre des précautions comme changer de blouse et même enfiler deux paires de gants.

Dans le local IV (salle PCR en temps réel ou real time), le biologiste médical Joël Imponge a expliqué que le PCR en temps réel offre comme avantage d’être plus simple à utiliser, la machine faisant toutes les opérations. Il montre aussi un moindre risque de contamination des échantillons. Mais comme désavantage, il est plus cher que le PCR conventionnel.

La veille, lors de cette 6ème session de l’expo-moléculaire tenue à salle polyvalente du Laboratoire vétérinaire de Kinshasa, le Dr Justin Masumu a axé son intervention sur la biologie moléculaire. L’homme a expliqué qu’elle étudie les mécanismes de fonctionnement de la cellule au niveau de la molécule et que cela permet d’expliquer plusieurs maladies. Partant de l’ADN, on peut avoir un diagnostic affiné d’une maladie et de ce fait mettre au point un traitement plus efficace.

L’information protège

La seconde intervenante, le médecin vétérinaire Tatiana Banze, a parlé du  Centre Interdisciplinaire de Gestion des Risques Sanitaires (CIGRS) et de ses différents enjeux. Elle a expliqué que les humains et leurs biens se déplaçant sont susceptibles de faire circuler des virus, des bactéries et partant des maladies. L’oratrice a aussi pointé du doigt le changement climatique et l’accroissement démographique comme ayant aussi un impact. Elle a, par ailleurs, précisé que l’approche « one health » vise à réduire l’impact de diverses maladies et que « l’information protège. »

Par Yves Mitondo

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