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Par manque de moyens : L’OIM à la recherche de 12 millions USD pour lutter contre la propagation d’Ebola

Depuis le début de la dixième épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo, l’Organisation Internationale pour les Migrations/RDC (OIM) est engagée pour lutter contre la propagation du virus. L’OIM accompli ce travail en partenariat avec le ministère de la Santé, notamment le Programme National d’Hygiène aux Frontières (PNHF).  Pour l’instant, l’OIM éprouve des difficultés financières pour bien mener ses actions.

C’est ainsi qu’elle a besoin de 12 millions de dollars afin de continuer à lutter contre l’épidémie et à soutenir le gouvernement congolais afin qu’il puisse honorer ses engagements dans le cadre du Règlement sanitaire international (2005). C’est ce qui ressort de la note d’informations de cette Organisation transmise récemment  à la presse.

Selon Cette Organisation, son action vise principalement à surveiller les lieux de passage stratégiques, comme des axes routiers très fréquentés, l’accès aux grandes villes, les marchés et les parkings. Ainsi, l’OIM a contribué à la mise en place de 80 points de dépistage, considérés comme points de contrôle et points d’entrée. Dans le but d’appuyer le PNFH dans sa mission, l’OIM forme le personnel chargé de détecter les cas possibles d’Ebola et assure un soutien logistique aux points de contrôle et points d’entrée.

Au total, 39.298.896 voyageurs ont été dépistés depuis le début de l’épidémie. La source informe que depuis le début de l’épidémie, 399 alertes ont été enregistrées parmi les voyageurs passés par les points de dépistage, dont 193 ont été validées comme des potentiels cas d’Ebola.

Par manque de financements, indique l’OIM, seules les activités de routine ont pu être menées à bien pendant la période couverte par ce point de situation, à savoir le dépistage des voyageurs, la gestion et la supervision des points de contrôle et points d’entrée, la participation à des réunions de coordination, et le recueil quotidien des données, qui sont ensuite compilées et analysées.

L’OIM a également aidé à sensibiliser les populations locales aux bonnes pratiques d’hygiène et aux risques quant à la propagation de l’épidémie. L’OIM a par ailleurs intéressé les compagnies de transport de la zone à l’importance de dépister et de laver les mains de leurs voyageurs. En outre, cette source annonce aussi que le point de contrôle Mutsanga est de nouveau opérationnel depuis le 21 février, après avoir été déplacé à 3 Km de l’ancien emplacement du fait du niveau d’insécurité.

Des représentants du conseil de sécurité local ont entamé des discussions avec des leaders des groupes de jeunes de Mutsanga afin qu’ils cessent leurs attaques contre le personnel du point de contrôle. Cette mission de sensibilisation a été menée dans le camp militaire de Rumangabo, à 30Km de Goma, sur les mesures de prévention contre la maladie. L’objectif est de diminuer le taux de soldats refusant d’être dépistés et de se laver les mains.

Faute de moyens, des activités perturbées

En ce qui concerne ses activités, l’OIM note qu’elles continuent à être perturbées depuis la fin du mois de janvier faute de moyens financiers. Par conséquent, les formations, l’approvisionnement en matériel et les réparations des points de dépistage endommagé sont suspendus.  Pour y faire face, l’OIM recourt à ses fonds propres pour maintenir les activités vitales aux points de dépistage, notamment le recueil d’informations et l’encadrement des prestataires. En cas de prolongation de cette situation, l’efficacité des points de dépistage serait menacée, et cela augmenterait le risque de transmission de la maladie.

Par Tantia Sakata

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