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Rencontre de Nairobi : Macron à F.Tshisekedi :« Il faut avancer »

Rencontre de Nairobi Macron à F.Tshisekedi

En présence du Kenyan Uhuru Kenyatta, le patron de l’Élysée a dit prendre acte des résultats de la présidentielle du 30 décembre 2018 et exhorté le nouveau président congolais à  miser sur les gages de bonne volonté vis-à-vis des autres partenaires dont l’UE

Emmanuel Macron et Félix Tshisekedi se sont finalement rencontrés au Kenya. Les présidents français et congolais ont partagé mercredi 13 mars au soir un dîner avec leur homologue kényan, à Nairobi. Une rencontre tripartite qui n’était pas prévue mais qui a permis au patron de l’Élysée d’évoquer les défis que doit désormais relever le nouveau président congolais.

Les élections contestées en RDC restent dans les mémoires « mais il faut avancer », dit-on à l’Élysée. Emmanuel Macron et Uhuru Kenyatta, visiblement sur la même longueur d’onde, ont demandé à leur homologue congolais de prendre son indépendance vis-à-vis de l’ancien président Joseph Kabila, au moment où l’on attend toujours la nomination d’un premier gouvernement. « Il faut un cabinet d’ouverture, qui donne de la place à l’opposition et aux camps de Martin Fayulu et Moïse Katumbi notamment », tel aurait été l’essentiel du message de l’Élysée, à en croire une source diplomatique.

Selon la même source, les partenaires de Kinshasa demandent des gages de bonne volonté à Félix Tshisekedi. Vis-à-vis de l’Union européenne, c’est notamment la réouverture de la Maison Schengen (qui vient d’être effective).  Celle-ci avait fermée en février 2018 à la demande du ministre congolais des Affaires étrangères de l’époque, Léonard She Okitundu, en pleine crise diplomatique entre le Congo et la Belgique. Or, cette représentation consulaire, gérée par Bruxelles, est commune à 17 pays et délivre des visas européens aux Congolais.

L’autre gage demandé porte sur la Mission Onusienne en RDC (Monusco). Le mandat de la force onusienne en RDC doit être renouvelé ce mois-ci. « Il faut un dialogue avec l’ONU pour savoir quel rôle elle jouera dans l’avenir. C’est une préoccupation majeure », dit-on à l’Élysée, citant la situation d’insécurité persistant dans l’Est, particulièrement à Beni, où sévit aussi l’épidémie Ebola.

Visiblement, Félix Antoine Tshisekedi a écouté ses partenaires, mais sans faire de promesse.

Par DMK

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