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Présidente nationale de WILPF/RDC : Mme Annie Matundu appelle à la mobilisation pour les droits des femmes

A l’occasion de mois de la femme, la présidente de la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (WILPF)/RDC, Mme Annie Matundu Mbambi, a appelé à la mobilisation de tous pour faire progresser les droits des femmes.   En cette année où l’humanité a célébré la 42ème édition de la Journée Internationale de la femme, Annie Matundu a voulu tout simplement interpeller la conscience collective sur l’égalité entre les hommes et les femmes. « Cette journée donne l’occasion d’insuffler une nouvelle dynamique au cheminement des femmes vers l’égalité », a-t-elle déclaré.

Elle est convaincue que l’égalité entre les femmes et les hommes est un principe de droit international et national, qui veut que les êtres humains soient traités de la même manière. C’est ainsi qu’en 1977, le 8 Mars est officialisé par l’Organisation des Nations Unies (ONU), qui invite chaque pays membre à promouvoir l’égalité entre hommes et femmes. Question de faire le bilan des situations économique, sociale et politique des femmes dans chacune des sociétés. « Le mois de mars, c’est un mois où nous faisons le bilan  sur la situation des femmes », dit-elle, avant de mettre le souhait à ce que de bonnes pratiques d’initiatives et de rôles des femmes soient diffusées tout au long de l’année.

Penser équitablement

En parlant du thème du 8 mars 2019 : « Penser équitablement, Bâtir intelligemment, Innover pour le Changement », la présidente de WILPF/RDC soutient la reconnaissance de la valeur morale de la personne humaine et la responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes.

« Comment ‘’Penser équitablement‘’ quand les femmes congolaises continuent à être marginalisées et sont quasi minoritaire ou absentes dans les instances de prise de décision ? », s’est interrogée Mme Matundu. Elle pense que l’on ne peut penser équitablement quand le projet de Décret sur la mise en œuvre  de la loi sur la parité n’arrive pas à obtenir gain de cause. « Ceci explique la faible attention portée sur les questions du genre et de la parité ainsi aux revendications de femmes congolaises », dit-elle.

Pour penser équitablement, a affirmé Mme Matundu, le Gouvernement doit tenir compte de l’équilibre homme-femme dans la composition du nouveau gouvernement afin d’élaborer des politiques cohérentes et solidaires en faveur de l’égalité entre hommes et femmes. « Nous suggérons que la RDC, dans sa composition ministérielle, élève le ministère du Genre, Famille et Enfant au poste du Vice-ministre », a-t-elle souhaité.

Seulement 10 % de femmes parlementaires

Selon elle, il est difficile de « bâtir intelligemment » lorsque la requête aux fins d’inconstitutionnalité des dispositions de l’article 5 de la Loi N°15/013 du 1er août 2015 portant Modalités d’Application des Droits de la Femme et de la Parité ne trouve pas encore de réponse à la Cour Constitutionnelle de la République Démocratique du Congo. Et d’ajouter : « les statistiques actuelles de la nouvelle Assemblée nationale révèlent que seulement 10 % des femmes parlementaires font parties de cet hémicycle.

Cela exige un cadre réglementaire bien défini afin de garantir, promouvoir et sécuriser les droits des femmes et la parité à tous les échelons du niveau national, provincial et local ».
A l’en croire, comment peut-on « innover pour le changement », quand les violations des droits des femmes continuent de se produire dans toutes les provinces ? Elle a constaté également que les traditions pèsent encore de tout leur poids et les mentalités peinent un peu à changer. C’est ainsi qu’elles demandent aux femmes congolaises d’influencer positivement l’humanisation et la démocratisation de la société en découvrant des nouvelles innovations.

Atteindre les Objectifs du Développement Durables

Les femmes et les filles congolaises ont besoins d’atteindre les Objectifs du Développement Durables(ODD) en passant par les approches innovatrices pour essayer de rompre les inégalités pesantes sur les femmes et jeunes filles de  sorte  qu’aucune femme ou ni aucune fille ne soit laissée de côté. « Le renforcement de notre Cadre  permanent de Concertation  pour la Femme Congolaise (CAFCO) doit servir le toit des associations de femmes sans qu’elles perdent leur autonomie », a prôné la présidente de la WILPF.

C’est alors qu’elles pourraient être plus fortes pour mener une diplomatie de plaidoyer pour les  droits des femmes  volontariste, offensive et militante.  « Notre action doit être immédiate, efficace et de grande envergure pour permettre au nouveau gouvernement de prendre toute une série de mesures et notamment de défaire les stéréotypes sexistes qui empêchent les femmes et les filles d’exercer pleinement leurs droits », a-t-elle conclut.

Par Tantia Sakata

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