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Résultat de la grâce présidentielle : Franck Diongo et Firmin Yangambi enfin libres

Franck Diongo et Firmin Yangambi enfin libres

Quid d’Eugène Diomi Ndongala

« Nous combattrons jusqu’au bout, tous ceux-là qui s’aligneront contre les intérêts du peuple ». A peine sorti de la Prison centrale de Makala, samedi 16 mars dernier dans la matinée, Franck Diongo Shamba a fait savoir qu’il n’abandonne pas la lutte. « Ce combat, c’est pour la libération du pays. Tous ceux-là qui s’aligneront contre les intérêts du peuple et ceux de la démocratie, nous allons les combattre jusqu’au bout », a t-il notamment déclaré.
Face aux militants de son parti, le Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP), l’homme a annoncé qu’il pardonne à tous ceux qui ont participé à son arrestation : « C’est la justice qui élève une nation. A tous ceux qui m’ont causé du tort, j’ai pardonné ».

 Franck Diongo signale qu’il va se positionner par rapport aux principales questions  politiques dans sept jours. L’homme  avait été condamné en décembre 2016 à cinq ans de prison ferme par la Cour Suprême de Justice, faisant office de Cour de cassation. L’opposant était poursuivi pour arrestation et détention arbitraires de trois militaires de la garde républicaine. Des accusations que lui et ses proches ont toujours rejetées.

Diongo est arrivé au siège de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), dans la commune de Limete, après-midi, après avoir été au siège de son propre parti, sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu.

L’homme a bénéficié de la grâce présidentielle, avec quelques 700 autres prisonniers politiques. Parmi eux, maître Firmin Yangambi. Le membre du barreau de Kisangani et président de l’ONGDH Paix sur terre est sorti le vendredi 15 mars de la Prison centrale de Makala. A sa sortie, le juriste était accompagné de sa famille.

 Il avait été arrêté en septembre 2009 pour « formation d’un mouvement insurrectionnel », qu’il a toujours nié, et pour détention d’armes de guerre. En 2011, bien que civil, l’homme avait été condamné par la Haute cour militaire de Kinshasa à 20 ans de prison. En 2014, il avait été amnistié. Mais comme beaucoup d’autres amnistiés de 2014, Yangambi est resté en prison, sans explication.

Le président Félix Tshisekedi a pu exercer son droit de grâce lui reconnu par l’article 87 de la Constitution – un de ses rares pouvoirs discrétionnaire. En outre, dans un tweet, son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, « demande à toute personne ou famille concernée par l’arrestation d’un membre depuis le 1er janvier 2015 jusqu’au 31 décembre 2018 de se signaler, ils pourront être libérés ».

Quid d’Eugène  Diomi Ndongala ?

 Le nom d’Eugène Diomi Ndongala a été cité comme devant, lui aussi, bénéficier d’une libération conditionnelle. Arrêté sous une accusation de viol au lendemain des élections de 2011, il  est détenu depuis sept ans, malgré les appels de la Commission des droits de l’homme de l’Onu à le libérer. Selon Vital Kamerhe, il devrait cette fois, lui aussi, bénéficier de la grâce présidentielle et on attendrait seulement, pour ce faire, le retour de Kindu du ministre sortant de la Justice, Alexis  Thambwe Mwamba.

Dans la liste présentée la semaine dernière à la Présidence de la République par l’ongdh la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV), figuraient aussi 30 personnes condamnées pour l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, le 16 janvier 2001. D’après l’agence de presse APA, qui cite des sources proches de la Présidence, ce groupe-là ne bénéficie pas de la grâce présidentielle.

 La VSV citait également un compagnon d’Honoré Ngbanda, conseiller à la Sécurité de Mobutu, pour avoir fait tirer sur la marche des chrétiens du 16 février 1992. Il y a aussi 17 proches de l’opposant Jean-Pierre Bemba Gombo, ou encore des adeptes des prophètes Paul Joseph Mukungubila Mutombo et Ne Mwanda Nsemi.

Par YHR

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