..."/>

Après les Sénatoriales atypiques : Félix Tshisekedi attendu sur des décisions fortes

Félix Tshisekedi pré

Son avenir politique en dépend ainsi que celui de la véritable démocratie  en RDC

L’accession de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la magistrature suprême depuis le 24 janvier continue à susciter espoir auprès d’une frange importante de la population en RDC et admiration au-delà du territoire national. Mais les résultats intervenus le vendredi 15 mars à l’issue des élections sénatoriales tenues dans 24 Assemblées provinciales du pays replongent ceux qui avaient chaleureusement salué la passation pacifique du pouvoir entre Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et l’ancien président de la République dans le désespoir, du fait de la débâcle enregistrée un peu partout.

C’est ce qui explique les manifestations de colère dans les rues de Kinshasa, Lubumbashi, Mbuji-Mayi, Kananga, Goma, Kalemie. Le siège national de l’UDPS situé dans la commune de Limete avait été pris d’assaut le vendredi 15 mars, peu après la proclamation des résultats à l’Assemblée provinciale où 12 députés de l’UDPS & alliés n’ont obtenu aucun siège.

C’est le même triste scénario à Kananga, un bastion de ce grand parti. Mbuji-Mayi a offert le même décor. Les candidats de cette formation politique ont été engloutis.  La colère s’est amplifiée le jour suivant, soit le samedi 16 mars, avec des marches de protestation qui ont débordé jusqu’à atteindre les autres communes de la capitale.  La capitale mondiale du diamant a connu la même ambiance de dépit.

Un enfant et un policier ont trouvé la mort dans ce désordre. Des députés provinciaux bien identifiés sont sans biens de valeur à la suite de ce débordement ayant entrainé le silence du média « Buena Muntu », privé aujourd’hui de tous ses outils de fonctionnement. Le chef-lieu du Nord-Kivu a enregistré une marche de colère pendant qu’une déclaration musclée contre les dirigeants de l’UDPS a été entendue dans la capitale provinciale du Tanganyika par rapport à cette contre performance enregistrée à la chambre haute du Parlement. Concrètement, le FCC a une majorité écrasante avec 84 sénateurs, LAMUKA 12 (MLC 4, G7 4, MS 1, ACC 1, AAD 1, Zaïre 1) et CACH 3.

Appel  au calme

A l’issue de ses entrevues avec le Président de la Cour constitutionnelle, le Président et le Vice-président de la CENI , le Chef de l’État « a reçu les délégués des militants du CACH/UDPS frustrés par le comportement de leurs députés provinciaux ,pour les inviter  au calme et les informer de la tenue lundi 18 mars à 10h00,d’une importante réunion institutionnelle ,à l’issue de laquelle d’importantes mesures seront annoncées, dans le strict respect de la constitution et de la loi électorale ,pour préserver la crédibilité du processus électoral et la paix sur l’ensemble du territoire national »,a-t-on lu dans un communiqué signé le samedi 16 mars par le Dircab de la Présidence de la République.

Sans anticiper, des voix se lèvent pour réclamer des mesures vraiment fortes  et intelligibles par rapport à cette grave dérive  qui met en péril l’avenir du regroupement ayant en son sein l’UDPS ,un parti politique approchant une  quarantaine d’âge, et l’UNC.

Déjà, un activiste des Droits de l’homme bien connu demande au Président de la République de prendre son courage en suspendant l’installation du Sénat et d’ordonner à la justice d’enquêter sur les faits de corruption     ayant caractérisé les élections des sénateurs. Me Jean Claude Katende, pour ne pas le citer, recommande cette voie à Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, du fait de sa qualité de garant du bon fonctionnement des institutions.

D’après lui, c’est au regard des conclusions desdites enquêtes que le Président de la République peut se déterminer. L’homme de l’Ashado ne voit pas comment installer le Sénat, au risque d’accepter la corruption comme mode d’accès aux fonctions publiques. Un acteur de la société civile, le Président de l’ACAJ «  dénonce fermement les députés provinciaux qui ont vendu leur vote à l’occasion de l’’élection des sénateurs.la justice doit vite rechercher les corrupteurs  et corrompus et les punir sévèrement ».

Au FCC, où on jubile et on ne voit les choses de cette manière. D’après les différentes réactions enregistrées surtout après l’attaque du siège de l’Inter-fédéral du PPRD, ce regroupement compte bien user de ses moyens constitutionnels pour orienter le cours des événements en RDC.

Accord FCC-CACH

 C’est maintenant ou jamais d’expliquer tous les contours du fameux accord qui lie le FCC et le CACH. Au regard de ce qui se passe, le second semble tout donner sans rien recevoir en contrepartie.  Les gardiens du temple ne sont pas prêts à tout avaler aussi longtemps que la bonne gouvernance risque d’être un leurre du fait de la corruption qui gangrène la société congolaise.

Jean Marc Kabund qui a affiché son nom à coté de Néhémie Wilanya du FCC dans un communiqué mettant fin au débat sur la nécessité d’informateur, doit au préalable bien rendre compte avant de penser déposer des plaintes contre les députés provinciaux suspectés de corruption. D’après lui, 9 députés à Kinshasa, 6 à Mbuji-Mayi et 5 à Kananga.

Par MKM

*

*

Monter

Login

Lost your password?