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En réaction aux mesures de la réunion interinstitutionnelle : Des voix s’élèvent même pour changer le mode de scrutins pour les sénateurs et les gouverneurs

réunion interinstitutionnelle

L’annonce  de la suspension de l’installation des sénateurs élus, ainsi que l’élection des gouverneurs prévue le 27 mars prochain,  prise lors de la réunion inter institutionnelle présidée par Félix Tshisekedi, hier  lundi 18 mars, a suscité de multiples réactions.

Ainsi Jean-Marc Kabund-a-Kabund, président délégué de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a fait savoir qu’il compte, dès le début de cette semaine, citer en justice tous les 26 députés provinciaux de l’UDPS impliqués dans la corruption. « La situation est catastrophique, je dirais même désastreuse non seulement pour l’UDPS – qui en réalité a fait mauvaise figure, mais pour l’ensemble de notre classe politique et même pour toute la nation.

L’élection des sénateurs s’est faite sur fond d’une corruption à grande échelle », a expliqué le président délégué.  L’homme a, par la même occasion, présenté les excuses de son parti tout comme à tous les Congolais victimes des manifestations qui ont eu lieu samedi sur l’ensemble du pays et plus particulièrement au Parti du peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), dont la permanence a été vandalisée par les militants de l’UDPS.

Traque des corrupteurs et des corrompus

Sur son compte Facebook, Maître  Jean-Claude Katende, président de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO), a estimé que le président de la république  a « agi en bon garant du fonctionnement des institutions ». « Félicitation au Président Félix Tshisekedi d’avoir agi en véritable garant du bon fonctionnement des institutions. A la justice de faire sa part », a-t-il fait savoir.

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), par la bouche de son président Georges Kapiamba, a signalé que : « nous allons accompagner le PGR dans la traque des corrupteurs et des corrompus .Il recommande au PGR de mener des enquêtes libres et indépendantes, lesquelles devront s’étendre aux actes de corruption imputés aux agents de la CENI et ceux de la justice.

Quant à l’Institut de Recherche en Droits Humain (IRDH), basé à  Lubumbashi, il s’est réjoui de la promptitude avec laquelle le chef de l’état a répondu aux allégations répétées  de corruption. Pour l’ONG, les mesures prises paraissent proportionnelles à la gravité de la crise engendrée par ces nouvelles de corruption. Il recommande  que des sanctions exemplaires soient prises pour renforcer la moralisation de la vie politique.

500.000 dollars américains pour être sénateur

De son côté  Marie-Josée Ifoku Mputu, l’unique femme candidate à la présidence de la RD Congo, a aussi ,sur Twitter, salué cette décision. Pour sa part Seth Kikuni,  candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre dernier,  a déclaré sur son compte Twitter que les mesures prises tombent « à point nommé ». En outre, le Président de la république a demandé au procureur général de la république, Flory Kabange Numbi, d’ouvrir une enquête sur ces allégations de corruption.

Il faut dire que l’opinion publique est échaudée par les résultats de ce scrutin. Certaines sources anonymes parlent de sièges se négociant jusqu’à 500.000 dollars américains. Plusieurs candidats sénateurs ont jeté l’éponge, dénonçant les sollicitations dont ils étaient l’objet. Ainsi,  sur 100 sièges en jeu (huit sièges doivent encore être attribués après les scrutins dans les provinces du Nord-Kivu et dans le Maï-Ndombe, reportés à la fin de ce mois de mars), l’UDPS, le parti du nouveau président, n’en décroche aucun.

Impossible à imaginer notamment à Kinshasa, d’autant plus que le parti cher à feu Étienne Tshisekedi Wa Mulumba n’a jamais, officiellement, été aussi puissant et qu’il détenait notamment la majorité des sièges dans la province de Kinshasa. Pour devenir sénateur, le candidat devait compter sur quatre voix, ce qui laissait espérer au moins trois  sièges pour cette formation politique, qui dispose de douze élus provinciaux dans la capitale.

Critiques du FCC

Mais le Front Commun pour le Congo  (FCC),  dans un communiqué signé par son coordonnateur, Néhémie Mwilanya Wilondja, a ouvertement critiqué ce qu’il qualifie d’attitude partisane de l’UDPS et s’est étonné  des recours de cette formation politique contre le scrutin sénatorial. Le coordonnateur du FCC a même donné une « leçon de fair-play électoral » à l’UDPS, en lui rappelant que le FCC avait aussi dû accepter la défaite de son candidat à la présidentielle, mais qu’il avait fait un « travail sur lui-même » pour parvenir à surmonter cette déception…

Par YHR

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