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Cas de corruption aux sénatoriales : F. Tshisekedi place la justice devant ses responsabilités

F. Tshisekedi devant les résponsable des institutions

L’installation des sénateurs nouvellement élus et la tenue de l’élection de gouverneurs de provinces suspendues en attendant les conclusions des enquêtes que le PG près la Cour de Cassation doit diligenter

Le président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi a pris lundi 18 mars 2018 trois décisions importantes. Sa première décision porte sur la suspension de l’installation des sénateurs nouvellement élus. Sa deuxième décision est la suspension de la tenue prochaine de l’élection des gouverneurs de provinces. Sa troisième décision concerne l’instruction qu’il donne à cet effet au procureur général près la Cour de cassation de diligenter des enquêtes contre les corrupteurs et les corrompus dénoncés au cours des élections des sénateurs de vendredi dernier.

Ces décisions ont été annoncées à l’issue de la réunion interinstitutionnelle tenue lundi à la cité de l’Union Africaine à Kinshasa. Selon le vice-premier ministre a.i en charge de l’Intérieur et porte-parole de la réunion interinstitutionnelle, Basile Olongo, les décisions du chef de l’État sont motivées par son souci de lutter contre la corruption.

Ainsi, l’élection des gouverneurs de provinces est renvoyée à une date ultérieure. Le Procureur près la Cour de cassation  devra mener des investigations et débusquer tous les sénateurs et députés provinciaux qui sont trempés dans la corruption, c’est-à-dire  les corrupteurs et les corrompus pour qu’ils soient sévèrement sanctionnés.

La réunion interinstitutionnelle s’est tenue en présence des présidents et procureurs près les Cours constitutionnelle, de cassation, du conseil d’État, de la Haute cour militaire et de l’auditeur général des FARDC.  Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, le Premier ministre et le directeur du cabinet du chef de l’État étaient aussi présents à cette réunion. Le président et le vice-président de la CENI y ont participé à titre d’invités.

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi avait promis dans un communiqué publié le 16 mars de prendre des mesures importantes qui devraient être annoncées lundi 18 mars, à la suite des troubles enregistrés après les élections sénatoriales du 15 mars.

Samedi dernier, le chef de l’État a reçu les délégués des militants du CACH/UDPS frustrés par le comportement de leurs députés provinciaux, pour les inviter au calme et les informer de la tenue lundi 18 mars à 10h00, d’une importante réunion institutionnelle, à l’issue de laquelle d’importantes mesures devaient être annoncées, dans le strict respect de la Constitution et de la loi électorale, pour préserver la crédibilité du processus électoral et la paix sur l’ensemble du territoire national.

C’est tout un système bien enraciné qu’il faudra combattre et démanteler

L’actuel chef de l’État a certainement un défi énorme à relever. C’est celui de combattre et de démanteler un système de gouvernance basée sur la prédation et la corruption à grande échelle à tous les niveaux. Ce système est bien enraciné car il existe depuis le régime du dictateur Mobutu et s’est perpétué sous les régimes qui lui ont succédé. Le détournement des deniers publics, le coulage des recettes de l’État, des contrats miniers léonins conclus au détriment des intérêts de l’État et du peuple, la corruption, la prédation sont les maux qui caractérisent ce système de gouvernance.

Tout cela est couronné par l’impunité généralisée depuis le somment de l’État jusqu’au plus bas échelon. Tous les mécanismes mis en place pour le contrôle de la gestion de l’État sont non opérationnels. Il s’agit notamment des contrôles parlementaires, de la Cour des comptes, de l’inspection générale des finances. Ces institutions sont mises dans l’incapacité d’accomplir leurs missions. La victoire contre la corruption et la prédation en RDC dépendra de l’attitude personnelle du chef de l’État vis-à-vis de ces fléaux.

Si lui-même parvient à résister à la corruption et à la prédation et s’il sanctionne sévèrement ceux qui s’y adonnent, il donnera ainsi une impulsion particulière à cette lutte. La troupe ne fera alors que suivre l’exemple du commandant qui sera pour elle un modèle. Un adage dit : « Il n’y a pas de mauvaise troupes, il n’y a que de mauvais chefs ».

DMK et Taweno

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